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(Atom) Gabriel Real World News

08 septembre 2005

Honte à vous !

A l'attention des artistes africains et de Bush

mercredi 7 septembre 2005, par Falila Gbadamassi

Car les artistes musiciens américains n'ont pas mis plus de quelques jours à passer à l'action. Alors qu'on attend encore les chanteurs africains, exception faite de ceux qui ont tenté, en août dernier, à Niamey, sous la houlette de la Première Dame nigérienne, Laraba Tandja et sous la pluie d'apporter leur modeste contribution à la lutte contre la famine au Niger.

Paroles, paroles et paroles

Ceux-là même qui s'étaient dit exclus de l'initiative 'Live 8'. Une initiative pour les Africains sans les Africains. Youssou N'Dour (Youssou, si tu nous lis...) avait même trouvé dommage d'avoir été, de prime abord, le seul artiste africain invité à se produire durant le concert caritatif de juillet dernier. Pour parer à la critique, Peter Gabriel avait du organiser son 'Africa Calling' comme pour venir au secours de Bob Geldof, à qui l'on doit cette louable initiative contre la pauvreté. La presse anglaise avait même parlé de Ghetto.

Soit ! Mais il n'en demeure pas moins que les artistes africains sont aujourd'hui aux abonnés absents face au drame que connaît le Niger. C'est d'autant plus regrettable que le Programme Alimentaire Mondial (PAM) vient encore de faire un appel de fonds pour aider les 12 millions de personnes victimes de la famine au Niger.

Qu'attendez-vous ? Bob Geldof ? Pour encore le critiquer. Alors qu'il est possible, par exemple, à l'initiative de notre actuelle vedette internationale, Youssou N'Dour (encore lui, n'y voyez là aucun acharnement) de faire quelque chose ! En d'autres termes, au lieu de critiquer, vous feriez mieux de vous bouger et d'éviter de parler pour ne rien dire. Surtout quand vous n'êtes pas en mesure de faire. Le Niger est 'l'occasion rêvée' - façon de parler - de passer des critiques aux actes. Et de devenir véritablement des 'artistes engagés'. Car l'engagement est ici -au Niger- et maintenant !

S'il s'agit d'une question de moyens, je pense que la chose peut se faire assez facilement. Un stade, celui de Dakar ou celui d'une grande ville dans chaque région de l'Afrique conviendrait. Au nord, Casablanca ou Tripoli (le Guide éclairé de la révolution libyenne pourrait être un mécène
enthousiaste), à l'Ouest, Dakar, Addis Abeba (l'Union africaine pourrait apporter son soutien logistique) ou Nairobi pour l'Est, Brazzaville, qui bénéficie de l'expérience du Fespam, pour le centre.

Et enfin Johannesbourg, qui a accueilli plusieurs grands concerts, pour le Sud. D'autant plus que Nelson Mandela n'est pas loin et son aura suffirait à donner une envergure internationale à cette de série de concerts en Afrique. Pour ce qui est du transport, toutes ses grandes villes sont très bien desservies et toutes les compagnies aériennes, notamment africaines, seraient heureuses d'associer leur image à une cause. Enfin tous les grands médias audio-visuels du continent ainsi que TV5, RFI, la BBC auraient été heureux de coopérer, devenant ainsi des porte-voix très efficaces.

Non-assisstance à personne en danger

Quant à l'argent, le nerf de la guerre, on le trouve facilement quand on le veut pour la bonne cause. Côté donation, même si la majorité des Africains n'en n'ont pas beaucoup, ils sont prêts à aider. Le succès du mobile et du sms dans nos pays peut permettre de collecter des fonds avec une surtaxe. L'occasion de faire contribuer la planète aussi. Les réseaux mobiles africains seraient évidemment partants.

Ce qui est certain, c'est que les Chefs d'Etats africains mettront au moins la main à la poche au nom de leurs populations. Ils l'ont bien fait pour le tsunami, ils sont donc en mesure de le refaire pour un tsunami encore plus proche. Enfin pour collecter tout cet argent, on pourrait faire appel à l'une des agences des Nations Unies. Par exemple, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), lOrganisation des Nations Unis pour l'alimentation et l'agriculture (Fao) ou, pourquoi pas, la Banque Africaine de Développement (Bad). Tout ceci pour dire que la chose est humainement possible.

Tout comme d'éviter à des milliers de personnes de mourir de faim en Louisiane. Car pour le coup, on se croirait vraiment dans un pays africain et pas dans l'un des 51 Etats de la première puissance mondiale. Au moins sur le continent, on peut avancer qu'on est vraiment trop pauvres pour prévenir les catastrophes de ce type. Mais chez l'Uncle Sam... Même moi de Paris, je savais qu'il fallait évacuer.

Et puis je ne comprends pas que l'armée n'ait pas évacué de force les récalcitrants, les nécessiteux et les plus démunis - ce qu'elle est prête à faire aujourd'hui - puisqu'il y avait urgence. Au lieu de les envoyer après coup pour tuer des pillards qui ont sûrement raison de chercher de la nourriture. Passe encore que cela n'ait pas été fait, une cellule d'urgence aurait pu se tenir prête pour intervenir juste après le passage de Katrina pour éviter à des gens de mourir de faim dans un pays où l'on brûle les surplus d'une agriculture subventionnée au détriment de la libre concurrence internationale et surtout du continent africain.

A croire qu'être Noir est une malédiction !

Si j'étais paranoïaque, je dirais que c'est parce que ce sont des Noirs pauvres - double tare - que le gouvernement fédéral ne s'est pas rapidement mobilisé pour soutenir un Etat incapable de gérer cette situation de crise (d'autres comme la Floride ont prouvé qu'ils pouvait faire face à ce type d'évènement). A noter qu'il est de notoriété publique que la Louisiane est pauvre et que la Nouvelle-Orleans très sinistrée est peuplée à majorité de Noirs.

Il est clair que tout ceci n'est pas signe de grande clairvoyance, cher George W. Bush. Je doutais déjà du fait que tu en ais une once, aujourd'hui, j'en ai la confirmation. Quand c'est pour aller embêter les Irakiens pour un pétrole pour lequel les Etats-Unis ne seront jamais autosuffisants, Bush fils et ta clique vous êtes les premiers à vouloir guerroyer. Histoire de démontrer que vous êtes les policiers du monde ! Mais la police n'est-elle pas censée protéger les gens chez eux ?

Les Etats-Unis ont donc largement manqué à leur devoir en Louisiane. C'est un sacré revers pour la grande Amérique et plus particulièrement pour celui qui lui fait office de Président. Que tous les chrétiens conservateurs qui ont voté pour le réélire n'oublient pas de lui dire que la compassion fait partie de la vie d'un vrai chrétien ! Il n'en a pas beaucoup manifesté en ne
rendant pas visite, la première fois, à la majorité des habitants de la Nouvelle-Orleans qui se trouvaient dans les principaux lieux de rassemblement prévus à cet effet.

Mille visites supplémentaires n'y changeront rien ! Le mal est déjà fait. 'Shame on you' George Junior ! Et j'ajoute, cela vaut tout aussi bien pour toi que pour les artistes musiciens africains. Arrêtez de faire beaucoup de bruit pour rien et apprenez 'à balayer devant votre porte'. L'orgueil quittera alors votre coeur pour faire place à plus l'humilité.

Jammin' for human rights

Music Notes

IT HAPPENED TODAY . . . 08 septembre

1988 Some 81,000 people jammed a stadium in Budapest for an Amnesty International concert featuring Bruce Springsteen, Peter Gabriel and Sting.

Gabriel spoke to the crowd in Hungarian, urging then-Communist Romania to respect the rights of ethnic Hungarians.


07 septembre 2005

Q&A: Ryan Adams

On the cysts in his head and writing under the influence

By Austin Scaggs

...
You're working on a soundtrack. What songs work perfectly in movies?

I love that Peter Gabriel song ["In Your Eyes"] in Say Anything. Paul Westerberg had that song "Dyslexic Heart" in Singles. I read somewhere that the producers needed him to give them a song and he said, "Cool. Gimme a guitar and a hotel room," and he wrote it in twenty minutes. Maybe we should get him more guitars and more hotel rooms...

06 septembre 2005

Basse : un modèle OLP signature Tony Levin

La marque OLP a conçu sous licence Music Man une basse cinq cordes signée Tony Levin

Bassiste aux multiples facettes, présent sur d’innombrables galettes réalisées avec les plus grands (King Crimson, Peter Gabriel, David Bowie, California Guitar Trio, Alice Cooper et bien d’autres), le talentueux Tony Levin s’est associé à OLP pour un modèle basse à son nom.

Il s’agit d’un modèle Stingray, conçu sous marque OLP en reprenant les licences Ernie Ball Music Man. Equipée de cinq cordes (pas de version 4 cordes, allons, vous marchez sur les pas de Tony Levin !), l’instrument est équipé d’un micro humbucker actif. Le travail sur le son s’effectue avec quatre potentiomètres : volume, graves, médiums, aigus.

La basse existe en coloris pêche et naturel vieilli. Le prix public recommandé : environ 650 euros TTC. Le site de Tony Levin :
http://www.tonylevin.com/ Le site du distributeur HTD : http://www.htd.fr

Leaders Of the Free World

Elbow


Leaders Of the Free World

Released: 12/09/2005

New single Forget Myself - with its Peter Gabriel-esque jolly video and marching beats - might have fooled you into thinking we're getting a more upbeat Elbow.

But you're never going to get an easy emotional ride with these Mancunian boys. The heartbroken-o-meter is in danger of self-combustion as Guy Garvey wraps his gravely tones round a fine selection of slices of torment on Leaders Of The Free World.

While many musicians addicted to writing about their own pain and confusion can produce the musical equivalent of nails down a blackboard, this bagful of anguish is a delight. If that's the right way to put it.

Tracks like The Stops and Station Approaching are bound to become tunes that get stuck on the stereo late in the evening when you need to listen to someone who's had as crap day as you. Cathartic ain't the word.

Jools Long

Perfect Harmony

When in Prague, Peter Gabriel and Seal call the Aria Hotel home. If you're musically inclined, this boutique haven, tucked beneath the castle, offers a symphony of delights. From The Beatles to Bach to Bossa Nova there's a themed room to suit your style. My favourite is the Mozart suite overlooking Vrtbovska Gardens. Rates start at about $500 but amenities include courtesy chauffeur service from the airport, made-to-order breakfast, fitness centre, private screening room, and comprehensive music library. You'll "Czech" out with a song in your heart. Visit ariahotel.net for more.

05 septembre 2005

La voix de l'autre Amérique

Tracy Chapman, 41 ans, chanteuse. Les mélodies aussi douces qu'engagées de cette timide en font comme malgré elle une des îcones de l'opposition à Bush.

La voix de l'autre Amérique

Par Alexandra SCHWARTZBROD, lundi 05 septembre 2005

Elle fait partie de ces personnages que l'on croit connaître sans rien savoir d'eux, ou presque. Voix singulière, rauque et chaude. Silhouette uniforme esquissée sur une pochette de disque. Rengaine lancinante, emblème d'une époque, cette fin de siècle qui donnait envie d'abattre les murs plutôt que de les édifier.

Familière donc. Et pourtant inconnue, cela saute aux yeux dès la première rencontre. Car ce que l'on n'a jamais dit de Tracy Chapman, ou très peu, c'est qu'elle est incroyablement belle. D'une beauté émouvante. Pas de celle qui électrise. De celle qui apaise. Passer une heure avec elle dans un Paris baigné de soleil procure le même doux plaisir qu'un de ses disques écouté à la tombée du jour, quand on attend la nuit.

Assise droite sur sa chaise, dreadlocks nouées en queue de cheval, chemise blanche boutonnée au plus près du cou, montre d'homme au poignet, anneaux d'argent sur ses mains d'adolescente, attentive, elle réfléchit longuement avant de répondre, cherche ses mots, parle sans hâte, boit de l'eau à petites gorgées, sourit. Douce, chuchotante. A l'image de sa musique.

C'est peut-être qu'elle n'a pas abdiqué, qualité rare. Dix-sept ans après son premier disque, Talkin' about a revolution qui l'avait propulsée en quelques semaines au sommet des hit-parades, elle revient avec un nouvel album, "Where you Live" aux mots comme des couperets.


A 41 ans, épanouie, à l'abri du besoin, miss Chapman pourrait se contenter de chanter l'amour et la beauté de la région de San Francisco, son lieu d'adoption, où elle aime faire du vélo et de la randonnée, mais non : elle continue à chanter sa révolte contre l'injustice, la guerre, le racisme et à se battre pour le droit à l'homosexualité.

Certes, ses mélodies ne varient guère ­ que celui ou celle qui se montre capable de distinguer un album d'un autre sans écouter les paroles me jette la première pierre ­ mais elles fonctionnent toujours. Et sur toutes les générations. «Ses chansons nous emportent et surtout elle a pas l'air conne, on la kiffe trop !» s'emballe Samara, 18 ans, lycéenne.

Tracy Chapman, c'est une «success story» comme l'Amérique aime à en produire, avec des rebondissements dignes des meilleurs ­ ou des pires ­ scénarios hollywoodiens. Elle est née dans l'Ohio, à Cleveland, dans une famille très modeste. Avec sa soeur, elle est élevée par sa mère, le père ayant quitté très vite le domicile familial.

Souffrait-il d'une dépendance à l'alcool ? Une strophe de la célèbre chanson Fast Car pourrait le laisser penser. «Mon vieux a un problème, il vit avec sa bouteille, il dit que son corps est trop âgé pour travailler...» Difficile à savoir. Elle se ferme à la moindre évocation des moments sombres de sa jeunesse.

Préfère évoquer ­ brièvement, avec une certaine gêne ­ les plus doux, déjà entrés dans la légende : ces dimanches où sa mère chantait le gospel à l'église, la guitare reçue en cadeau à l'âge de 8 ans ; cette soirée glaciale et neigeuse de Thanksgiving, à Boston, durant laquelle elle a chanté dans la rue pour la première fois afin de gagner un dîner chaud ; ses études de biologie («Je voulais être vétérinaire, j'adore les animaux, j'ai trois chiens chez moi, dont deux de 17 ans») puis d'anthropologie et de musique ; et surtout cet ami d'université qui l'introduisit auprès de son producteur de père lequel, séduit par sa voix, lui offrit la possibilité de faire son premier disque...

En juin 1988, une simple apparition à un concert de soutien à Nelson Mandela, en fait une star. L'événement ­ les 70 ans du leader sud-africain ­ est retransmis sur les chaînes de télévision. La jeune femme, que personne n'a encore jamais vue, chante Talkin' about a revolution. Le lendemain, ses disques s'arrachent, elle en vend 12 000 en deux jours. Trois mois plus tard, elle participe à un roadshow de six semaines en faveur d'Amnesty International aux côtés de Peter Gabriel, Bruce Springsteen, Sting et Youssou N'Dour.

«On était à São Paulo, au Brésil, avec Peter et Sting, on passait en revue les artistes qui pourraient nous rejoindre pour la tournée d'Amnesty. Et on a pensé à Tracy. Elle était encore peu connue, mais elle nous avait vraiment épatés au cours du Mandela show, se souvient Youssou N'Dour. A l'époque, il y avait beaucoup de musique technique et arrangée, de synthétiseurs. Elle nous avait réconciliés avec la simplicité.»

A partir de cet automne 1988, Tracy Chapman n'arrête plus, multiplie les célébrations : Bob Marley, Bob Dylan, Martin Luther King... rien que des «right guys». Forcément, ça ne laisse pas indifférent. Elle devient «la Dylan noire». Et peine soudain à assumer le rôle. Passage à vide. «Je l'ai revue à ce moment-là, raconte Youssou N'Dour. Elle était fragile, effrayée par ce qui lui arrivait.»

C'est sans doute son engagement politique qui lui permet de tenir le choc. Pour elle, la réussite ne se mesure pas seulement au nombre d'albums vendus, elle passe aussi par la fierté éprouvée chaque matin à se regarder dans la glace. «Mes chansons, pour moi, c'est une sorte de responsabilité civique. Grâce à elles, je peux avoir accès aux gens et aux médias...», explique-t-elle.

Elle aime trop l'Amérique pour la laisser aux mains d'un George Bush prêt à tout pour garder le pouvoir. «Je suis déçue et attristée par ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, c'est peut-être le moment le pire depuis que je suis née», dit-elle en pesant chaque mot. «Les autorités américaines font preuve d'un tel abus de pouvoir, d'une telle intolérance... Face à ça, on ne peut pas se soumettre. Je suis sûre que chacun peut essayer de faire bouger les choses, à son niveau.»

D'où America, un des principaux titres de son nouvel album, martelé comme un chant guerrier : «Tu parlais de paix mais tu as fait la guerre pour conquérir l'Amérique, il y avait des terres à prendre et des gens à tuer pour conquérir l'Amérique, tu as servi tes propres intérêts au nom de Dieu pour conquérir l'Amérique, (...) nous sommes malades, affamés et pauvres car tu cherches toujours à conquérir l'Amérique...».

Elle insiste, soudain volubile. «Il est de plus en plus important que les habitants de ce pays s'impliquent, notamment en votant.» Tracy Chapman a ainsi participé, avant les dernières élections américaines, à une vaste campagne d'information pour encourager la population à voter. «J'ai essayé de faire quelque chose pour promouvoir l'équipe en laquelle je croyais» dit-elle.
Peine perdue. «Les conservateurs et les républicains ont fait du très bon boulot, reconnaît-elle. En face, les démocrates n'avaient pas le bon candidat. Mais je suis sûre que les dirigeants actuels ne représentent plus la population, nous aurons peut-être une chance aux prochaines élections.»
Avec Hillary Clinton ? Elle hausse un sourcil, surprise par cette question d'Européenne. «Non. Même si elle a gagné le respect en tant que sénatrice, je ne suis pas sûre qu'elle parvienne à effacer la perception que les gens avaient d'elle quand elle était l'épouse du Président.»

Et l'amour, qu'elle chante presque autant que la politique ? Elle marque un temps d'arrêt. Sourit. «Il y a des cycles dans la vie. L'amour, oui, c'est très important.» Elle en a dit assez. Miss Chapman s'est déjà levée. Plus tout à fait inconnue. Peut-être moins familière.

Tracy Chapman en 5 dates - 1964: Naissance à Cleveland (Ohio). - 1986: Un ami étudiant la recommande à son père, célèbre producteur. - 1988: Elle chante pour les 70 ans de Nelson Mandela, à Wembley. Talkin' about a revolution devient un tube planétaire. - 13 septembre 2005 :Sortie de son nouvel album, Where you Live (WEA). - Novembre à décembre 2005 : Tournée en France (Lyon, Dijon, Paris, Toulon, Toulouse, Lille et Metz).

World of friends


MUSIC: World of friends
Tan Hee Hui

Sept 5

ANOTHER successful WOMAD (World of Music, Arts and Dance) festival was organised in Singapore last week.

Held at the Fort Canning Park, the three-day festival drew about 3,000 people on the first night, 4,000 on the second and 2,000 on the last night. With the main showcases and workshops held simultaneously at any one time, one could only catch either.The main showcases, held at the Fort Green Stage, the main performance area, were the crowd-pullers. Some sat on the spacious lawn while others stood, ready for some full-on dancing.

Most of the acts’ showmanship blazed the stage, aptly supported by the sophisticated stage lighting that razzled and dazzled the crowd. Despite almost being blinded at times, one could appreciate the acts’ earnestness to impress, even captivate the audience, comprising a good mix of locals, expats and tourists.Most of them made merry on the spacious grounds, boozing and simply dancing with joyous abandon. They had every reason to...

04 septembre 2005

More power to Elbow

What's in a name: Elbow thought up the Leaders of the Free World album title during the G8 but, despite having a few strong views on the Iraq war, Garvey insists they have no political agenda.

THE opening song on Elbow's new album is called 'Station Approach' - a celebration of the band's Manchester homecoming via the train to Piccadilly. It also heralds the return of a major international talent with nothing to declare but breathtaking originality and heart-on-the-sleeve lyrics.

Singer Guy Garvey is remarkably sanguine when it comes to the tiresome Coldplay comparisons which still occasionally and inexplicably plague the quintet. "If somebody who can finance you says, 'I see you guys as the next Coldplay,' then you go, yeah, whatever you want, fine." He laughs with the recollection of feeling beyond patronised when their song publisher pronounced them as being "Radiohead for girls". "I just said what a great title that would make for our second album," says Garvey...

...Listening to him sing is to wonder how Peter Gabriel might have sounded had he gone to a Lancashire comprehensive rather than Charterhouse public school.

There is an intelligence at work in Elbow's songs that is honest and perceptive, even putting a new spin on that common currency of the pop song, lost love...

03 septembre 2005

Web Recording Site Draws Top Music Talent

By K.C. Jones, TechWeb News

Recording artists will soon have a place on the Internet to record and scout for people who have worked with Peter Gabriel, Paul McCartney and other big names in music.

“People who have always aspired to work with these musicians, but didn’t know how to contact them, or didn’t know that they could get them, will gain access to players they’ve always admired,” co-founder Kevin Killen said in an interview Friday. “It may be the catalyst for their careers. The next John Mayer is out there. There are a lot of up-and-coming artists, who don’t know -- with the way the industry has changed over the past few years -- which way to turn.”

Killen, an engineer and producer whose long list of collaborators includes U2, Brian Eno and Daniel Lanois, will launch eSession.com with Gina Fant-Saez in October. Fant-Saez has been praised in Billboard Magazine for her role in bringing musicians in Austin, Texas into the digital age.

World-renowned bass player Tony Levin, who has worked with John Lennon and Peter Gabriel, will be one of the featured session artists.

“I think this is a superb move in the direction that recording is going,” Levin said in an interview.
“More and more albums are being done by passing files around the world and this site seems to be the first serious attempt to organize that technique and open it up to the general public.”

The site will debut at the Audio Engineering Society Convention, which begins Oct. 7, in New York City. With the mere outline of a song, an artist in London will be able to work with a musician anywhere in the world. Killen and Fant-Saez compared their site to the glass partition in a traditional studio.

eSession.com will allow musicians to research each others’ histories, negotiate deals and record new albums. Though other sites bring players together, what sets eSession apart is the level of talent it has attracted and its broad reach. The pair, which worked with New York City-based Coolbirth to create the site, is targeting accomplished artists and those who are just getting started. The site is under construction and has already drawn more than 100 musicians who play a wide variety of instruments.

In order to register, the musicians must have 15 credits with major record labels. Discographies, biographies and samples will be available for those seeking instrumentalists.

The site will charge $25 for work request submissions. The session musicians do not pay a fee and can exempt clients by placing them on a preferred customer list. Once a work request has been submitted, rates will be negotiated. The musicians agree on a fee and eSession will charge a percentage. If the performers can’t agree, they’re not under any obligation.

Players can record their parts at their home studios. eSession, with a proprietary plug-in, will transfer the files across a variety of platforms, including ProTools and Logic. The musicians will need a high-speed connection, a workstation that meets professional standards and computer skills.

“They won’t be limited to any program,” Fant-Saez said. “As long as they can put their songs on the website, it doesn’t matter.”

02 septembre 2005

Genesis Platinum Collection


09/02/05

(Press Release) On September 13th, Rhino Records will release the 3 CD career-spanning 'Genesis Platinum Collection' and 'Genesis Video Show' as well as a new album and a hits collection from the side project Mike + The Mechanics.

'Genesis Platinum Collection' is the first and only retrospective to cover both Peter Gabriel and Phil Collins eras. The four hours of music on three CDS is the most comprehensive collection to date featuring everything from earlier Gabriel-era favorites like "The Lamb Lies Down On Broadway" to Top 40 hits like "Hold On My Heart" and Billboard Top 10 chart smashes "Invisible Touch". "Follow You Follow Me" and "Counting Out Time" are a few of the 24 newly remixed tracks. A twenty page booklet with liner notes by Hugh Fielder accompany the discs.

Founded in the late '60s in Surrey, England, Genesis rose out of the ashes of earlier bands formed by schoolmates Peter Gabriel, Tony Banks, Michael Rutherford, and Anthony Phillips (who departed after 1969's Trespass, the album providing the final track on this stellar retrospective). Guitarist Steve Hackett soon signed on, as did drummer/vocalist Phil Collins, who'd later emerge (as would Gabriel) as a solo superstar. Following Gabriel's 1975 departure, Genesis grew from a progressive art-rock outfit into one of the biggest arena rock acts ever, with a long string of platinum-sellers and chart smashes.

Additionally, all of the Genesis promo videos will be released for the first time on DVD with 'Genesis Video Show'. The digitally remastered videos include MTV staples "Land of Confusion", "Invisible Touch", and "I Can't Dance" as well as the 1999 version of "Carpet Crawlers" featuring Gabriel. Rare BBC footage of "Paperlate" is also included.

Simultaneously, Genesis bassist/guitarist Rutherford reunites with Paul Carrack for the first Mike + The Mechanics album since 1999, 'Rewired'. 'Rewired' finds Mike + The Mechanics in top form with nine powerful new original songs including the driving electronic track "One Left Standing (Version A)," the sublime ballad "If I Were You," and the adventurous title track. Re-mastered versions of Top 10 singles "Silent Running" and "All I Need Is A Miracle" are two of the 13 favorite tracks on another new disc 'Hits'.

'Genesis Platinum Collection' Track Listing:
DISC 1
No Son Of Mine
I Can't Dance
Jesus He Knows Me
Hold On My Heart
Invisible Touch
Throwing It All Away
Tonight Tonight Tonight (Edit)
Land Of Confusion
In Too Deep
Mama
That's All
Home By The Sea
Second Home By The Sea I
llegal Alien *
Paperlate *
Calling All Stations

DISC 2
Abacab *
Keep It Dark *
Turn It On Again *
Behind The Lines Duchess *
Misunderstanding *
Many Too Many *
Follow You Follow Me *
Undertow *
In That Quiet Earth *
Afterglow *
Your Own Special Way
A Trick Of The Tail *
Ripples *
Los Endos *


DISC 3
The Lamb Lies Down On Broadway *
Counting Out Time *
Carpet Crawlers *
Firth Of Fifth *
The Cinema Show *
I Know What I Like (In Your Wardrobe) *
Supper's Ready
The Musical Box *
The Knife *

31 août 2005

Starter Kit For Activists

Wednesday August 31, 2005 @ 10:30 AM


By: ChartAttack.com Staff

I first learned about Greenpeace when I saw a clip of U2 performing to protest against the Sellafield nuclear plant and it's potential to be a worse catastrophe than Chernobyl.

I learned about Stephen Biko, Africa and his crusade against apartheid from Peter Gabriel and the song by the same name. I wasn't an alter boy, but I did spend eight catholic years at All Saints elementary school in Toronto and I praised Sinead O'Connor when she ripped up the picture of the Pope on Saturday Night Live.

Taking a stand for change is nothing new. Social and political activism is healthy in these paranoid times and it seems logical to want to be a part of this counter-culture, however, the membership card does not come without criticism.

Our Lady Peace

During the Seattle riots in 1999 one of the protesters responsible for kicking in the windows of the massive Niketown was caught on tape wearing, what else, Nikes. The peace-loving hippies from the 1960s ultimately became the yuppies in the 1990s and are considered the driving force behind the environmentally unfriendly SUV craze. Many think U2's outspoken frontman Bono needs to shut his rich ass the F#@$ up.

Roger & Me and Fahrenheit 911 director Michael Moore has been criticized for being as big a bully as the corporate CEOs he chases. World-renowned "culture jamming" magazine Adbusters aren't always as anti-consumerism and anti-capitalism as they lead to believe.
Their line of foreign-made blackspot anti-sneakers is growing and poised to become a "brand," no different than all the sneaker brands they beat up on.

Interestingly enough, I was a huge fan and supporter of Adbusters and approached them to be a part of Our Lady Peace's Summersault Festival in 2000. Adbuster president Kalle Lasn wouldn't do it. He said he needed to get paid. Strange? Greenpeace, Amnesty and all the local charities didn't want money. They welcomed the opportunity to set up booths in our "cultural stimuli village" and reach out to the over quarter of a million Canadian kids who came to the concerts that summer.

I guess the bottom line is that in the gigantic task of trying to right the wrongs of society, we are all hypocrites to some degree. I'm sure I've been guilty of crossing that fine line between activist and asshole more than once.

The risk of self-righteousness and social elitism are more than worth it though. There is an entire movement of people fed up with everything from the growth hormones put in our food to the bias and propaganda within our news sources to the amount of ritalin prescribed to children to the illegal wars being waged overseas. I can see how some people may be intimidated by the seriousness of such stands against society. It is understandable that they may need some easing into the culture.

I've found just the thing and it targets society at it's most evil. It's a kind of "social activist starter kit." The TV BeGone remote. It costs only $15 and is available, ironically enough, on the Adbuster's website. The TV BeGone remote can turn off television sets in bars, airports, homes and offices. This genius device takes all the pretense and seriousness out of social and political activism. It's selling point is that it "reclaim's public space."

When you're feeling like society has turned into one giant live plasmascreen advertisement, TV BeGone to the rescue. It can free you from the mind-numbing obsession with celebrity. It has the power to aggravate all the sociopath corporate whores who meet at your local bar after work reveling in their greed.

It can even spare you from having to sit through another 30 second news piece on some self-consumed actor or singer promoting his or her latest cause. The TV BeGone remote is the perfect unbiased starter kit for the counter-culture. It takes the serious out of the seriousness of our world if only until someone reaches up and turns the damn TV back on.

— Raine Maida

Bush Breaking 12-Year Album Drought

By Jonathan Cohen, N.Y. and Lars Brandle, N.Y.

Pianist/songwriter Kate Bush will break a 12-year album drought this fall with the double-disc set "Aerial." The album will arrive Nov. 7 in Europe via EMI and a day later in North America via Columbia. First single "King of the Mountain" will be available Sept. 27 at a host of digital download sites.

The artist, now 47, exploded onto the British singles chart with her debut 1978 hit "Wuthering Heights," which held the top spot for four weeks and went on to become an international breakthrough. She went on to have a string of hits with "Babooshka," "Running Up That Hill" and "Don't Give Up", a duet with Peter Gabriel.

But she disappeared from the spotlight following her 1993 album "The Red Shoes," which debuted at No. 2 in the United Kingdom and No. 28 on The Billboard 200. Since then, the next phase of Bush's recording career has been the focus of routine speculation, while her influence was clearly heard in the music of Tori Amos, PJ Harvey and Bjork.

In October 2001, the artist whet the appetite of her devoted fanbase during a presentation at the annual Q Awards in London. While delivering her acceptance speech after winning the publication's accolade in the classic songwriter category, she told the audience, "I am actually making an album, [but] it's just taking longer than I thought," she said.

Three of the artist’s albums -- "Never For Ever," "Hounds Of Love" and "The Whole Story" -- have reached No. 1 in the United Kingdom.

Midnight Oil



Peter Gabriel 'Still Growing Up Live and Unwrapped', the new double DVD is beginning to form an exciting whole in front of our eyes...or is that a hole... Anyway, it's late and we've seen it on Amazon already, which is somewhere between exciting and worrying when your still trying to make the thing...Can these two tracklistings be correct....what does it all mean?

STILL GROWING UP LIVE

1. The Feeling Begins
2. Red Rain
3. Secret World
4. White Ashes
5. Games Without Frontiers
6. Burn You Up, Burn You Down
7. The Tower That Ate People
8. San Jacinto
9. Digging In The Dirt
10. Solsbury Hill
11. Sledgehammer
12. Come Talk To Me
13. Biko

STILL GROWING UP UNWRAPPED

1. The Feeling Begins
2. Red Rain
3. Secret World
4. White Ashes
5. Burn You Up, Burn You Down
6. San Jacinto
7. Digging In The Dirt
8. Solsbury Hill
9. Sledgehammer
10. The Tower That Ate People
11. Come Talk To Me
12. Biko

30 août 2005

Peter Gabriel, Sons sans Frontières

Peter Gabriel. Suoni senza frontierePeter Gabriel. Suoni senza frontiereLivre Italien

Alfredo Marziano
Peter Gabriel Sons sans Frontières
(Auditorium, 160 pagg. - 8.00 euro) mise à jour 2005

Ce Peter Gabriel une des figures les plus polyédriques de la musique contemporaine : transformiste des loges, expérimentateur dans les disques et dans les usages des media, activiste politique, importateur en occident des musiques ethniques et, de fait, fondateur du world music avec son label Real World.

Le livre d'Alfredo Marziano reconstruit l'histoire de cet artiste qui semble insaisissable, depuis les exordes avec Genesis jusqu'aux dévelopements de sa carrière solo. Il ferme le volume une description détaillée de la production de Gabriel, sur disque mais aussi en video et sur ordinateur, au-delà de la bibliographie et des rapports des principaux témoins sur lui.


Alfredo Marziano
Peter Gabriel. Suoni senza Frontiere
(Auditorium, 160 pagg. – 8,00 euro)

Quella di Peter Gabriel è una delle figure più poliedriche della musica contemporanea: trasformista sul palco, sperimentatore nei dischi e nell’uso dei media, attivista politico, importatore in occidente delle musiche etniche e, di fatto, fondatore della world music con la sua etichetta Real World.

Il volume di Alfredo Marziano ricostruisce la storia di questo artista che pare inafferrabile, fin dagli esordi con i Genesis fino agli sviluppi della carriera solista. Chiude il volume una dettagliata descrizione della produzione di Gabriel, su disco ma anche in Video e su computer, oltre ad una bibliografia che riporta i principali testi scritti su di lui.

Peter, Elvis, the hamster and Womad

Elvis powered mobile phone gains recognition

Helps British lad pass exam

By Tony Dennis: samedi 27 août 2005, 12:03

A British youth, Peter Ash, has been able to pass his science exams with a little help from Elvis. The lad, from Lawford in Somerset spent 13 months perfecting a way for Elvis to recharge the batteries in a couple of mobile phones.

The project formed part of Ash's GSCE science exam which he finally passed last week. Elvis is, of course, a hamster belonging to Peter's sister. What Peter was able to prove is that energy expended by the hamster pounding his treadmill can be successfully harnessed to replenish the batteries in standard Motorola and Nokia mobile phones.

Ash has, of course, discovered a renewable energy source which could be deployed at 'green' music festivals such as Womad and Glastonbury where large numbers of attendees seek alternative ways to recharge their handsets.

So will Michael Eavis book Elvis to appear at the next Glastonbury in 2007, the INQ wonders?

Peter Gabriel - Still Growing Up - Live And Unwrapped

Peter Gabriel - Still Growing Up - Live And Unwrapped

Release date: October 31, 2005. Not yet available.


Edition Details:

• Region 2 encoding (Europe, Japan, South Africa and the Middle East including Egypt). Read more about DVD formats.
• PAL
• ASIN: B000AYQJ38

29 août 2005

Come … to the Casbah

Diane Patterson & Quawwali Music play along with the Fanna-Fi-Allah Quawwali and Sufi Ensemble Sept. 2 at the Teahouse festival at the Wellsprings.

Come … to the Casbah

Teahouse caravan settles at the Jackson Wellsprings through Sept. 5, bringing exotic food, music, dance and atmosphere

The Casbah Teahouse will adorn the Garden Stage at Jackson Wellsprings (formerly Jackson Hot Springs) with its open-air Bedouin tent, Persian carpets, savory chai tea and world beat music between this Friday and Sept. 5.

Concluding its summer Pacific Northwest food and music tour, members of the Casbah caravan will recuperate in the healing waters of the Wellsprings before making the long migration south to their winter home in Tucson. For almost two decades the Tucson Casbah Teahouse has been an anchor and magnet to musicians, rising superstars and recording artists alike. Over the last eight years the summer gypsy caravan stage has traveled the Pacific Northwest, lending color to venues including Trinity Tribal Stomp, Hornings Hideout, Vashon Island Earth Fair, Seattle Hemp Fest, Health and Harmony, and Faerie World Fest.

I Will Presents has invited musicians from the magical state of Jefferson, Hawaii and Figi to perform at the Wellsprings’ two-weekend extravaganza. Shimshai will open the Casbah music series on Friday evening with his eclectic blend of heart-and-soul reggae and jazz, with a world beat influence. Shimshai is known for his solid, rhytmic grooves layered with angelic harmonies and uplifting, spirited lyrics. Over the last four years Shimshai and the Natural Mystiquensemble have established a devoted following from Seattle to San Diego to Hawaii, and in Europe from London to Amsterdam. Shimshai has appeared on stage with Jai Uttal and the Pagan Love Orchestra, Ram Dass, and Cannon and the Lion of Judah Band.

Jah Levi and the Higher Reasoning will light up the Casbah on Sunday evening. With more than 20 albums and 25 years of worldwide performances, Jah Levi will deliver to the Wellsprings Garden Stage his charismatic blend of heart-and-soul reggae and spiritually uplifting world fusion. Jah Levi has shared the same stage with reggae, folk and popular superstars including Ziggy Marley, Israel Vibration, The Itals, Bob Dylan, Peter Gabriel, Andrew Tosh, The Wailers, and Lost at Last.

The Bedouin tent will come alive with the heartfelt, penetrating sound of Human and the Evolution on Tuesday, Kirtan Music led by Prema Mayi and friends, on Wednesday, and Devine Names Zikr and Sufi Heart Circle, led by Kalil Elliot, on Sept. 1.

Casbah’s Magic Carpet Ride will continue into the Labor Day weekend with another three enjoyable days of music, swimming and hot-water soaking. Sept. 2 will witness the mesmerizing harmonies of Fanna-Fi-Allah Quawwali Ensemble presenting ecstatic sufi devotional music. Scott Huckabay will close the Wellsprings Casbah Music Fest on Sept. 4. Saturday’s events to be announced.

26 août 2005

Block rocking beats

Friday August 26, 2005

Block rocking beats

Bhangra has leapt to mainstream imagination in the recent past. NANTHA KUMAR finds out from Dhol Foundation’s Johnny Kalsi whether the beat will go on or slip away again.

When bhangra moved away from its origins as music of the field workers in the northwest state of Punjab in India right into the nightclubs in England, it spawned a thriving industry along the way.

The bhangra of popular entertainment – at least on British soil – has been transformed into a genre that has adopted various others: Reggae, rave, garage, house, hip-hop and pop, and assumed the symbolic music of the second and third generations British-Indians.
Alaap, the band that propelled bhangra into popular conscience in England almost 30 years ago, is credited with the popularisation of the music and defining the famed “Southall Sound” (the west London suburbia of yore preferred by Indian immigrants). Eversince then, it has moved away from its roots and pushed itself up the mainstream as bhangra mania hit in the mid-1990s, but it gradually cooled off after it lost its momentum.

However, now, the talk is again of bhangra being the next big thing.

Missy Elliot’s runaway hit single, Get Yr Freak On, pulsated with bhangra energy while Britney Spears and Craig David hopped on the bhangra bandwagon for their remixes through producer Rishi Rich. Juggy D, Jay Sean and Panjabi MCs have followed the path blazed by Bally Sagoo and Apache Indian and become the principal “bhangra” figureheads.

In this illustrious company is Dhol Foundation – a much more serious proposition in the appreciation of bhangra and the most vocal in the preservation and promotion of the music.

Dhol’s main man Johnny Kalsi, also the snarling face of Afro-Celt Sound System and whose music has been featured in the soundtracks of Gangs of New York and The Hulk, has been part of the bhangra industry in England for years now and is aware of the fleeting nature of bhangra’s popular existence. He is the founder-leader of the Dhol Foundation institute and band.

The Dhol Foundation appears at the annual three-day Womad Festival at Fort Canning Park in Singapore, starting today. It performs tonight as the festival’s headlining act, and will also be a part of the workshop activities scheduled over the next three days.

Kalsi has strong opinions about why the music must be kept pure.

“Most of the good bhangra artistes have built their own personal fan bases but I think there is a great deal to be said about DJs who don’t know an ‘A’ note to a ‘C’ note and their coarse re-mixes. Some of these albums, however, are very well done and put together in very high-class studios. Productions from bands such as Alaap will not cut corners or compromise in any form to hinder the sound and result.

“Any album is in danger of over production but I think in their case, the formula was just right. This was mainly due to the fact that the band did the production on it and Inder Kalsi, the sound engineer for Dhol Foundation as well, did an immaculate job of refining and finishing all of Alaap’s previous work – and that was before the wonderful ‘cut and paste’ days of Atari 1040,” he said in an e-mail interview.

Kalsi is not alone in believing that the many permutations of music that had threatened to swamp bhangra have not managed to remove its longevity and have only made it resilient. If proof is required, Alaap – the band of which Kalsi was a member – is still the rear-kicking group that it was when it started out in the 1970s and passed over record deals to remain independent.

“Bhangra has always been a keen style of music for the Asian dance scene. It’s just that occasionally it comes up to surface and gets noticed then a follow-up is needed to hold the attention but never quite makes the same impact as the first. Back in (those) days, Alaap was one of two bands that was offered a real record deal by Island Records.

“Island had plans, new ideas and conditions. One of those conditions was that the band stop performing at weddings. The band members refused and the deal was off. They knew that by doing the weddings they could earn far more money in the band than by having a record deal.

“I guess in that sense it was the right move. They stood their ground and Alaap is still the live bhangra band ? tight and still sounding the way it did before.”

Dhol Foundation will be supplying their rocking dose of bhangra at Womad Singapore 2005. Other acts to appear include Mali’s Tinariwen, Apache Indian, Sheila Majid, Billy Cobham and more.

For details on gig schedules, browse www.womadsingapore.com. Tickets and travel packages are also available from Holiday Tours & Travel at 03-2273 2200.

24 août 2005

Darkness, Tina and the Full moon

Moon Club News : 19-Aug-2005

Greetings lunatics,

We must apologise for the relatively sparse nature of posts on the site of late. It's been all hands to the pumps here as we work on two new double DVD sets - "Africa Calling - Live 8 at Eden" and 'Peter Gabriel Still Growing Up, Live and Unwrapped" - watch this space for more on these DVDs. All I can say is that we are pumping hard, but the water's still up around our necks.
We have however found a moment to mark the the full ripeness of the moon which should be sailing overhead some time this evening, and it should be noted that this months choice of a 'Darkness' demo is no reflection on the generally light and summery mood at Real World. This rendering of the track dates from 1996 and is relatively early in it's life-cycle, coming before the band have played a note on the track.

Tina has also made an update to her pages, so why not download some Darkness and ponder the origins and meaning of lines like “…did I dream this belief? Or did I believe this dream?

Download Darkness

22 août 2005

Concert FM Radio Broadcast Peter Gabriel

Concert FM Radio Broadcast Peter Gabriel - Composer of the Week. Presented by Kate Mead

Why do I feel justified to talk about Peter Gabriel? Is it because I've played cello at his studio, the Real World, in Box, a village outside Bath? Or because I've run around at night, naked, on Solsbury Hill (it's a Bath tradition)? Or because I've been to WOMAD Festivals on the beach in St Austell, Cornwall, and in the Bowl of Brooklands, Pukekura Park, New Plymouth?

All of the above and more. It's because I'm a fan, a dyed in the wool early-Genesis, WOMAD, Real World, Peter Gabriel fan and my ambition is that in six hours of Composer of the Week, Sunday 4 - Friday 9 September I can show you the various facets to this musical, social and political human being. For more information, click on the link above.

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Concert FM

Concert FM is Radio New Zealand's fine music network, broadcasting the best in classical music and contemporary music and spoken features about the music world.

Concert FM broadcasts via 33 FM transmitters around the country. Concert FM reaches about 92% of the population via these transmitters (although, like National Radio, it is also available on the Sky Television satellite service - Sky Channel 102 - which means than it is available to 100% of the population).

http://www.nzonair.govt.nz/radio_detail.php?pid=405&sid=400&hid=403

Sunday 4 September 9am

Composer of the Week: Peter Gabriel

Presented by Kate Mead CFM

This week’s composer is Peter Gabriel - original and reluctant, pre-Phil Collins, frontman of Genesis, inventor of Stage Dive, solo artist, driving force behind WOMAD, film score composer and founder of the Real World studio and record label.

As the leader of Genesis in the early 1970s, Peter Gabriel helped move progressive rock to new levels of theatricality. In his solo career, Gabriel was no less ambitious but he was more subtle in his methods.

He reached international stardom with a series of groundbreaking videos and the number one single Sledgehammer. Instead of capitalising on his sudden success he began to explore other interests, including recording soundtracks and running his company Real World.

His commitment to promoting political messages through his music came to a head with Biko a song about a murdered anti-apartheid activist which became one of the 1980s biggest protest anthems.

However, just as his solo career was taking off Gabriel participated in a one-off reunion with his former band Genesis to finance his WOMAD (World of Music, Arts and Dance) Festival.

Designed to bring various world musics and customs to a Western audience, WOMAD soon turned out to be one of today’s most successful international music festivals.

In this week’s Composer of the Week, Kate Mead looks at one of today’s most diverse musicians.

Festival de Womad : Voix du monde

Comme lors des festivals précédents, ils étaient venus en force, quelque 30 000 personnes, en quête de nouveaux sons, de nouvelles sensations, passions et vibrations venues des tropiques, de l’Afrique, berceau de la civilisation, de l’Asie de la sagesse et des philosophes, et de l’Amérique latine des poètes et des mouvements révolutionnaires.

Ces humains que l’on croit à jamais disparus réapparaissent le temps d’un festival, avec toute la panoplie des t-shirts, tracts, livres et autres signes qui dénoncent les effets dévastateurs de la mondialisation qui « permet aux riches de devenir plus riches et enfoncent les pauvres un peu plus dans leur misère », pouvait-on lire sur une banderole. Leurs enfants, adultes précoces, semblent prêts à reprendre le flambeau et à perpétuer les rêves, les idéaux et l’étendard politique de leurs parents.

Petites filles et garçonnets copient maman et papa en portant des sarouels indiens ou pakistanais et des tuniques africaines aux couleurs chatoyantes. Ils arborent des coiffures rasta avec tresses africaines et se trémoussent aux sons de la musique gnawa, rap, raï, funk, punk ou hard rock comme de vrais danseurs professionnels. «

On ne les voit jamais, ou alors très rarement, pleurer, rechigner ou se plaindre. Ils passent leur temps à jouer comme des fous et ne sont jamais fatigués », fait remarquer un ami. Womad a été une fois de plus à la hauteur de sa réputation avec des dizaines de chanteurs, de groupes et de musiciens venus des quatre coins du monde.

L’Algérie, cette année, n’a pas été représentée par les poids lourds habituels que sont Khaled, Mami, Souaâd Massi, l’Orchestre national de Barbès et autres « monstres » des divers genres musicaux du terroir. L’honneur est donc revenu au chanteur et joueur de kamancha, Akim El Sikameya, qui a comblé le vide avec brio. Ce jeune natif d’Oran s’est choisi un nom de chanteur qui est un croisement de sika et de meya, deux des noubas les plus interprétées de la musique arabo-andalouse.

Sa performance samedi soir sous la tente géante de Siam a déclenché une véritable tornade de la part d’un public qui le découvre pour la première fois à Womad. « More, more, more » scandaient les milliers de festivaliers qui l’applaudirent pendant plusieurs minutes à la fin de son concert. Akim s’exécute et revient sur scène pour « enivrer » le public avec sa voix douce et mélodieuse, exprimant aussi bien le grave que le léger dans une musique qui mélange l’andalou, le flamenco, les cadences afro-hispaniques, les ballades sereines, le tout pimenté de couleurs celtiques, tziganes et bossa.

Lors du grand finale, dimanche soir, Akim, à la demande du public, a rejoint un géant de la folk music américaine, Ritchie Heaven, qui avait fait le festival de Woodstock, dans une performance où la voix grave et rythmée du chanteur Noir américain s’est mêlée à celle langoureuse et chaude du chanteur algérien dans un duo qui rappelle celui de Sting et Mami dans Desert Rose.

Même mélange de l’Orient et de l’Occident. A vous couper le souffle ! L’Afrique noire est toujours présente à Womad, avec cette fois-ci l’Ethiopien Mahmoud Ahmed, qui a fait sensation avec son style de musique soul ; l’étoile montante Jaojoby venue de Madagascar, ainsi que la belle Cap Verdienne Lura, qui chante accompagnée d’une simple guitare et de percussions.


Cependant, la palme est revenue samedi soir à la vedette mondiale, une des fiertés de l’Afrique, le Sénégalais Youssou N’dour et son groupe Super Etoile. Quel accueil ! Quelle popularité ! N’dour, égal à lui-même, a enthousiasmé le public avec une performance où se mélangent le style griot, l’African pop-rock-folk et la musique traditionnelle sénégalaise, le tout ponctué de ses longues envolées vocales. Une voix d’or que les mordus de Womad adorent.

Dans le registre international, les festivaliers se sont délectés des sons féroces de l’Asie avec les batteurs sud-coréens Kiki Dee et Dulsori, un ensemble de percussions composé de trois hommes et de deux femmes, aux style jazz à la Nouvelle Orléans, et jazz-funk exécutés par les jeunes Américains du Youngblood Brass Band.

Il y avait également le Renegade Steel Orchestra, un groupe très très « hot » de Trinidade, de la salsa dans la pure tradition argentino-uruguayenne avec le Bajofondo Tango Club, et d’autres chanteurs et groupes qui font que le festival mérite son nom de World of Music, Art and Dance. Les amoureux de cette « orgie » des musiques du monde aiment encore plus l’ambiance du festival, ses stands qui permettent de découvrir les plats aux sauces épicées et piquantes, les arômes et les boissons du monde entier et le formidable esprit de fraternité, de camaraderie et de convivialité qui y règnent.

Il faut voir ces bébés qui dorment dans leur poussette fleurie et peinte aux couleurs de l’Afrique, tandis que leurs parents se joignent à d’autres pères et mères pour partager le pain, le vin et le joint. Il faut voir cet esprit de tolérance, ces échanges de mots doux et de gentillesse entre gens qui partagent le même amour pour leur prochain, sans distinction de race, de sexe ou de religion. Merci Peter Gabriel d’avoir créé ce festival il y a 26 ans.

Merci de nous donner l’immense sentiment d’un bonheur profond de savoir que dans ce monde de terrorisme et de mondialisation, des gens humbles, chaleureux et foncièrement bons continuent de rêver, de vivre en paix et de transmettre leurs rêves et leurs idéaux à leurs enfants. La relève est assurée. We love you Womad.

M. Afroukh

"La musique me portait, c'était ma seule langue"

Article paru dans l'édition du monde du 13.08.05, Propos recueillis par Véronique Mortaigne


Un soir de sa tournée estivale, Youssou N'Dour, dîne avant un concert au Palais des festivals de Cannes. Le surlendemain, vers 1 h 30, il chantera dans la banlieue de Dakar ; la veille, il était avec Bono au G8 près d'Edimbourg pour réclamer l'annulation de la dette. Chaussures de sport américaines, tee-shirt rouge estampillé du nom de sa boîte dakaroise, le Thiossane, chic, souriant. Après son récital, le service de sécurité lui demandera de sortir par une porte dérobée pour éviter les centaines de fans ­ - boubous colorés, complets blanc cassé ­ - descendus de Grasse ou de Nice. Scrupuleux et attentif, Youssou N'Dour demandera à la voiture de faire demi-tour vers la Croisette afin de venir à la rencontre des siens, "pour ne pas les décevoir".

VM: Vous aimiez, enfant, aller à la plage de Soumbédioune de Dakar cueillir les takgaal, petits poissons à ventouse, et les griller sur la plage. Mais vous êtes un enfant de la Médina, dont la pâtisserie demeure votre quartier général après concert, au petit matin...

La Médina, c'est magnifique. Elle n'est ni fermée ni ouverte, on s'y sent bien, les gens y viennent par sympathie. Ce n'est ni le Plateau -le quartier européen de Dakar- ni le côté paumé où l'on baisse les bras. La Médina, c'est comme New York, avec ses rues 2e, 4e, 6e, 8e, 10e, pairs et impairs. Pour l'adresse, on dit rue 15, angle 6. La médina, c'est incroyable. Imaginez : une télévision qu'on regarde devant la porte ; une marmite entr'aperçue, qui signifie que la famille peut vous inviter à manger. Dans la Médina, la création est cachée. Et puis, c'est le son pour tout le monde. Malheureusement, ma mère n'y habite plus. La maison où j'ai grandi est aujourd'hui le siège d'une radio. Et j'ai beau en avoir créé une moi-même - Radio-Futur Meilleur -, la Médina a été ma première radio, sans antenne, avec les jeunes qui parlaient.

VM: En 1986, le rocker anglais Peter Gabriel vous entend et tombe en admiration, découvrant, dira-t-il, "le mariage de rythmes puissants et de cette passionnante innovation musicale provenant des accents islamiques de sa voix".

Peter Gabriel sait écouter. Enfant, j'entendais les muezzins, le matin très tôt, et les prières quand j'allais me coucher, des sons extraordinaires, qui prennent entièrement. Et Oum Kalsoum à l'époque du ramadan. Alors, aujourd'hui, le link, le lien entre tous ces sons, c'est Youssou : l'Afrique noire des griots, l'islam, l'Afrique urbaine. Je viens de gagner un Grammy Award aux Etats-Unis pour Egypte. Je ne pensais pas que ce disque allait sortir du ghetto des amateurs éclairés.

Sur la forme, j'ai adoré l'enregistrer : je n'ai jamais eu autant d'espace pour ma voix. Le contenu de cet album n'est pas lié au 11-Septembre, mais il est cependant sorti après, et a beaucoup apaisé ceux qui craignaient l'islam en ignorant tout de l'Afrique musulmane. Pour cet album, j'ai travaillé avec des Egyptiens, dont le chef d'orchestre Fateh Salama, qui ne connaissait rien à l'islam noir.

Même si je danse, si j'organise le grand bal de Bercy depuis cinq ans ­ 18 000 personnes en un soir de fête dédiée à toute l'Afrique, du nord au sud ­, la religion a toujours été contenue dans ma musique, ainsi que le message de cheikh Amadou Bamba -leader des Mourides-.

Au Maroc, les barbus sont aux portes, au Sénégal nous défendons un modèle libéral. Nous avons eu longtemps un chef d'Etat chrétien, le poète Léopold Senghor. Moi, à Dakar, je vois le vendredi des jeunes qui font la prière avant d'aller s'éclater en boîte. Par ailleurs, les musulmans radicaux ­ il y a des extrémistes dans toutes les religions ­ sont une minorité dans le monde.

VM: Quel est votre plus grand souvenir de concert ?

Le premier, à Saint-Louis. J'avais 14 ans, j'avais composé avec un de mes oncles musiciens une chanson en hommage à Mba, un grand musicien de là-bas qui venait de mourir. Dans le stade où tout le monde pleurait encore, moi, j'ai donné de la joie, j'ai vibré, j'ai senti que Mba, c'était comme une étoile qui partait. La radio nationale était là. A la fin de la chanson, quelqu'un m'a porté. En réalité, ma vie professionnelle a débuté très tôt : je n'ai pas profité de la vie en tant que gamin.
VM: On dit que Youssou N'Dour est le produit du Sénégal, façonné par son public. Est-ce vrai ?

Sincèrement, oui. Je suis un produit du Sénégal, je suis comme les gens voulaient que je sois.

VM: Dans le livre qu'elle vous consacre, Michelle Lahana, votre manageuse, écrit que quand elle vous a rencontré pour la première fois, alors qu'elle travaillait pour Radio France Internationale, elle vous a trouvé insupportable parce que vous aviez demandé un traducteur français-wolof.

J'en avais besoin. Je n'étais pas confiant, je ne voulais pas faire d'erreur. J'étais sûr de ce que je disais en wolof, pas en français. Gazelle -nom attribué dans toute l'Afrique occidentale à Michelle Lahana- a pris cela pour de la frime, j'avais des lunettes noires, j'étais timide. J'ai arrêté l'école en CM2, la musique me portait, c'était ma seule langue. Ensuite, j'ai compris qu'il fallait convaincre, comme sur un marché.

VM: Vous avez fait des progrès depuis. On vous a vu en juillet à Gleneagles, près d'Edimbourg, au coeur du dernier G8, en petit comité.

Il y avait avec moi Wangari Maathaï -ministre kényane, Prix Nobel de la paix-, George Clooney, Bono et Bob Geldof, les organisateurs du Live 8 -dix concerts planétaires le 2 juillet pour l'effacement de la dette africaine-. Nous sommes allés dans ce lieu magnifique et sécuritaire, pour communiquer, et non pas pour jouer au golf. Il fallait atteindre ces gens qui dirigent le monde, qui ont fait tellement d'erreurs, tellement tardé à régler les problèmes.

Je suis pour l'annulation généralisée de la dette, parce que les générations passées l'ont déjà payée. Cette annulation sans contre-partie n'est qu'une première étape. Nous demandons aux Occidentaux de cesser de subventionner leurs agriculteurs, empêchant ainsi l'Afrique de vendre et d'exporter. Sinon, je dis : les Africains, réveillez-vous ! La Chine offre des solutions moins coûteuses pour les pays émergents. Si nous achetons chinois, nos enfants porteront peut-être des tee-shirts de qualité médiocre, mais ils seront habillés. C'est une question de dignité. Il faut que nous soyons mis en condition de parler et non de nous taire.

VM: En 1985, vous êtes dans le Band Aid pour l'Ethiopie ; en 1988, vous chantez à Wembley pour la libération de Nelson Mandela ; puis aux côtés de Sting, Tracy Chapman, Bruce Springsteen, pour Amnesty International. Depuis, vous n'arrêtez jamais. Ambassadeur de l'Unicef, ami de Peter Gabriel, vous avez écrit des chansons sur la femme, les déchets toxiques, les enfants des rues, les immigrés. Pourquoi ne pas vous lancer directement dans la politique ?

Ce que je fais est plus fort, je vis et j'utilise ma musique. Et tant pis si, comme on dit en wolof, tout ce qui aboutit trouve son propriétaire, l'important est d'avancer. Nous disons à l'Occident : ne faites pas tout pour nous, nous le ferons pour nous. Dans cette optique, je me suis engagé à lutter contre le paludisme, notamment par le biais d'un concert, Africa Live, organisé au profit de la lutte contre le paludisme en mars à Dakar.

Comme beaucoup d'Africains, j'ai pris le palu comme un petit truc gênant parce que les moustiques te piquent, on a la fièvre, et c'est normal, mais jamais comme une maladie grave qui peut faire perdre la vie. Et puis, invité à chanter lors de la Journée mondiale contre le paludisme, à Matam au Sénégal en 2004, j'ai appris que le paludisme tuait deux millions de personnes par an, trois mille par jour, surtout des enfants de moins de cinq ans, des femmes enceintes.

Tout de suite, ma fondation - la Fondation Youssou N'Dour, créée il y a six ans, axée sur les jeunes - a contacté à Genève le programme des Nations unies Roll Back Malaria. Nous avons trouvé des moustiquaires, expliqué aux gens les précautions à prendre. Lors d'un dîner donné à Dakar par le président Wadé, où j'étais invité avec d'autres artistes sénégalais, dont le sculpteur Ousman Sow et la romancière Fatou Diome, Jacques Chirac nous a assurés du soutien de la France, après le Japon qui vient de nous promettre le don de dix millions de moustiquaires et les Etats-Unis qui ont annoncé 1 milliard de dollars pour lutter contre le paludisme. C'est bien, mais nous n'acceptons plus qu'on fasse des choses pour l'Afrique sans l'Afrique.

VM: Est-ce difficile d'être Africain en Occident ?

Ce qui est insupportable, gênant, c'est d'entendre le commentaire journalier des Européens sur l'Afrique, sans aucun regard positif. Quand je regarde la télévision française, je suis halluciné, je ne vois pas de Noirs. C'est le signe d'une non-volonté d'ouvrir le débat, dans une France impliquée en Afrique depuis très longtemps, et qui a participé massivement à la traite esclavagiste. Mais les dirigeants de la France médiatique, les acteurs des débats d'opinion, n'ouvrent toujours pas la porte.

Or je crois en l'Afrique, qui est une, du Cap à Alger et au Caire. Les jeunes sont en train de mettre en place un réseau qui dépasse les contraintes de langues, les clivages de micro-Etats, grâce aux nouvelles technologies, aux associations, aux médias, à la musique, au sport, ­ lors de la dernière Coupe du monde de football, l'équipe des Lions sénégalais a réalisé en quatre-vingt-dix minutes ce qui m'imposera vingt ans de travail. L'Afrique de ce réseau-là veut des autoroutes et des cases, mais avec l'air conditionné. J'essaie d'être l'un de leurs porte-parole.

VM: Vous avez commencé sous le signe des étoiles, plutôt américanisées : le premier club où vous avez joué ne s'appelait-il pas le Miami, et votre groupe le Star Band ?

Le Star Band était détenu par un vieux, Ibra Kasse, patron d'un club appelé le Miami, qui engageait des musiciens payés à la semaine. Quand j'ai atterri au Miami, j'avais 15 ans. Puis je suis parti, et j'ai francisé le nom du Star Band en Etoiles de Dakar. Ensuite, en solo, j'ai retenu la suggestion d'un animateur de radio : le Super Etoile. Cela étant dit, c'est bien qu'il y ait des Américains en Afrique, ça équilibre.

VM: Vous avez eu une période Spike Lee, enregistrant sur son label, 4 Acre and A Mule ­ - ce qui était donné aux esclaves libérés aux Etats-Unis ­-, portant la casquette marquée du X de Malcolm X, qui est aussi celui de votre studio d'enregistrement, Xippi.

Cette période est lointaine. Spike voulait ouvrir l'Amérique à l'Afrique avec une vision très personnelle, intelligente, et très américaine. Mais je ne pense pas qu'il aille au magasin acheter des disques africains.

VM: Pourquoi vous voit-on si peu dans les magazines ?

Je suis discret, la presse me laisse tranquille. Je me suis marié en 1990 avec Mami, j'ai six enfants. Je vis à Dakar. On m'a laissé en paix. Jamais de photos, du respect. Mon épouse n'aime pas ce système médiatique. Si jamais on me prenait ces moments de solitude et d'intimité à Dakar, avec ma famille, mes amis, je serais beaucoup moins productif. Je me sens parfois prisonnier d'un système ; mais je me remets, je me calme en revenant au Sénégal.

VM: N'êtes-vous pas pourtant le "beau sexy" de 7 Seconds, que vous chantez avec Neneh Cherry sur l'album The Guide, où figurait aussi une reprise sahélienne de Chimes of Freedom de Bob Dylan ?

7 Seconds est une magnifique chanson, très éloignée de ce que je fais par ailleurs, magique, parce qu'elle a une relation à la tradition, notamment par Neneh Cherry qui est africaine par son père.

Moi, je suis un artiste "album", et j'ai toujours fonctionné par rencontres : Peter Gabriel, Paul Simon, Jacques Higelin, qui m'a appris qu'en scène on devait improviser, plus tard Wycleff Jean, Pascal Obispo. Je souhaite à tout le monde de faire un tube, mais ce qui est grave, c'est l'obligation d'en faire sans arrêt.

Pour la musique africaine, ce sont les Touré Kunda qui ont commencé, avec les rythmes du sud du Sénégal, de la Casamance, proche de la Guinée-Bissau. J'étais fan des Touré Kunda. J'étais fan de Mory Kanté. Je l'ai écouté avec les Ambassadeurs quand il chantait Soundiata. Je suis wolof, bien que mon père ait des origines sérères. Musicalement, le rythme wolof, le mblax, est complexe, difficile à comprendre pour le reste de l'Afrique, contrairement à ceux de la Casamance.

VM:Etre wolof, cela veut dire quoi ?

Etre au centre.

VM: Pourquoi votre club s'appelle-t-il le Thiossane ?

Thiossane, ça veut dire notre histoire, la réalité, celle des lignées que le griot savait et racontait. Ma grand-mère et ma mère, Sokhna, étaient griottes, toucouleurs. Les griots sont là pour les circoncisions, les baptêmes, les nuits de noces, ils ordonnent le cours des fêtes.

Mais au quotidien, ils s'invitent chez les uns et les autres, passent leur journée à raconter des histoires, à fredonner des récits du pays, des ancêtres, avec le khalam, une guitare à quatre cordes. On reconnaît les griots à ce qu'ils ont toutes les parties du corps qui parlent : les yeux, les mains, les fesses... Le Thiossane est devenu un lieu mythique du mblax, qui n'est pas seulement un rythme, mais ce que l'on incarne.

Au Thiossane, il nous arrive d'apercevoir quelqu'un dans la salle et de chanter ses louanges. Je fais le griot moderne, insoumis aux princes qui le nourrissaient, et qui conteste. Le griot est celui qui te prête les yeux. La musique est la seule manière de toucher l'invisible. Le son prend les gens ­ ils sont dès lors une seule personne et je m'oublie. Je joue depuis vingt-cinq ans avec eux. Je crois sincèrement que le Super Etoile est le groupe qui a la plus grande longévité du monde, parce que nous ne nous séparons jamais, ni en tournée ni à Dakar.

VM: Et comment faites-vous pour conserver intacte une telle voix ?

Je dors huit heures par jour. Le reste est naturel en moi. La voix c'est d'abord un don, puis on arrive à sortir un timbre. Le talent ne suffit pas. Je fume quelquefois, mais j'évite de manger la soupe kandja, mon plat préféré, qui fatigue la voix à cause de l'huile de palme et du gombo, un légume gélatineux qui a tendance à s'installer sur les cordes vocales et à s'endormir dessus.

Freedom Fighter

J. Poet, Sunday, August 14, 2005

Johnny Clegg's music was the unofficial soundtrack of the anti- apartheid movement. In 1976, Clegg and his friend and musical partner, Sipho Mchunu, a member of the Zulu nation, made an album of Zulu ethnic songs under the name Juluka. Since even radio in South Africa was segregated at that time, the album created problems.
...
"I'm recording with Tchad Blake at Peter Gabriel's studios in Bath," Clegg says. "He's a good chap with a good sense of space and an ability to get down to the best basic sound for a song. I'm using my band and some invited guests; it's about 40 percent Zulu with some interesting new directions. I'm concentrating on doing two or three good videos -- which I haven't done in 10 years -- finishing the album, shopping it around and touring.

"I want people to see the live show and see the energy we put out. The bottom line is always the live show and exchanging energy with the audience."

Baaba Maal: New Release from Palm World Voices

Palm World Voices: Baaba Maal

Baaba Maal

Music from Palm Pictures (Audio)
Release date: 09 August, 2005

Senegal sticks out into the Atlantic Ocean on the tip of the round curve of Western Africa. For as long as people have lived there, it has been a stop on the trading and migration roots. With the coming of the European nations, it became an instrumental port in the slave trade.

When the last colonial rulers, the French, banned slavery in 1857, the country reverted to its traditional role of safe haven for political refugees and centre for trade. The majority of nations in North West Africa and Arabia relied on Senegal for salt. This intermingling of cultures and nations has played a major role in the development of Senegalese music.

In Senegal, like other West African nations, there exists a type of caste system. Though not as rigid as others, it still can dictate a person’s choice of career. Musicians, especially singers, are drawn from those who are members of a griot family.

More then just a singer, a griot serves as the repository of local history, knowing the stories of all the local families and able to recount their deeds in poems or song. They have been advisors to kings, teachers who instruct people in the right way to live, and what role they play in society as they grow up.

To aspire to be a singer when not from a griot family is to dream the unthinkable. To actually succeed in that dream is the sign of a unique individual. Not only do they have to be a person of singular talent, but display some characteristic that allows them to transcend traditional cultural boundaries.

Baaba Maal is one such man. Born the son of a fisherman, and destined, at best, for the professional class, he developed a love of singing at an early age. Discouraged by his parents and the griot form pursuing this hopeless dream, he nevertheless did not give up hope. His faith was rewarded when he began to receive assistance from the son of his family’s griot.

Mansour Seck has since become Baaba Maal’s closest friend and musical companion. Without him, he would have never learned learn the different styles of music and singing that are practiced throughout West Africa.

“...if a griot didn’t want Baaba Maal to sing...the music of the griots, they couldn’t say no to Mansour Seck, because Mansour Seck was from one of the best families of the griots...” Baaba Maal talking about learning music
Palm World Voices’ third collection in their series of world music focuses on this remarkable man from Senegal. Simply titled Baaba Maal we are told the story of his rise from the son of a fisherman to that of an international music star who now shares the stage with the likes of Peter Gabriel and Sting.

The story of his music is also the story of Senegal. For music is the lifeblood of Senegalese society. From the griot’s songs of history and learning to the calling of the faithful to prayer in the mosques, music permeates all aspects of their culture.
Like Africa and Vedic Path before it, Baaba Maal contains a CD of music, a documentary DVD, an illustrated information booklet, and a detailed National Geographic map. Each component enhances our appreciation of the man and the musician. Just as importantly, they place his music into the cultural context of Senegal.

The music is magnificent. He lives up to his billing as being one of the most exciting musical talents in Africa. Not only does he integrate traditional Senegalese instruments with contemporary, the music seamlessly combines elements from all over the world. Pop, jazz, and reggae meld with African rhythms and sounds to create a true world music.

Baaba Maal may sing in his native tongue, but the listener loses little of the emotional impact. His voice is one more musical instrument being played in harmony with the rest of the band. Soaring from the bottom of the scale to its heights, he takes one on a roller coaster ride not easily forgotten.

The DVD is split into two parts. The first is a documentary that recreates Baaba Maal’s story. Acting as our guide, he retraces the path he took from his fisherman roots to his current position of international performer. Combined with the information booklet, this section of the disc gives the viewer insight into the cultural world of Senegal.

The concert footage included in the DVD allows one a tantalizing glimpse of Baaba Maal’s incredible power on stage. From frenetic up-tempo dance numbers to a slow ballad we see his complete range as a performer. African dance parties can continue for hours on end, some of that energy and exuberance are captured in these performance clips.

Baaba Maal is Palm World Voice’s third release in their initial six part series of explorations into World Music. Once again, they have created a package that takes one beneath the surface of the music to show the heart beating behind the exterior. These box sets are a wonderful addition to any music lover’s library.

Baaba Maal will be in stores everywhere on August 9th 2005.