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19 juillet 2007

Sinead O'Connor en terres celtiques

Sinead O'Connor est celte, d'Irlande, et les Bretons sont un peuple frère. Elle viendra donc chanter le 22 juillet à Carhaix, lieu de païennes célébrations où s'ouvre, le 19, le gargantuesque festival des Vieilles Charrues. Cheveux ras et regard enfiévré, l'enfant de Dublin sera ensuite, le 5 août, au Festival interceltique de Lorient qu'elle a fréquenté dans une vie antérieure, quand elle était pop star - un système "faux et hypocrite" auquel elle a tourné le dos en 2003.

Sinead O'Connor avait alors fait un passage par les ordres - une secte catholique qui l'avait ordonnée Soeur Bernadette Marie. On l'avait crue entrée en religion : que nenni ! Celle qui brûla une photo du pape Jean Paul II pour protester contre les carcans moraux était simplement revenue à la métaphysique, à la morale et aux écritures, explique-t-elle.

Paru en juin, son dernier album s'intitule Theology. Il est double (onze chansons, enregistrées deux fois, en acoustique à Dublin, électrifiées à Londres). Ecoeurée des moeurs de l'industrie discographique, la belle Irlandaise a lié son sort au petit label discographique, Keltia Musique, basé à Quimper.

La voix éternelle de Nothing Compares 2 U a pu réaliser, dit-elle, tout ce qu'elle voulait avec les Quimpérois : un album de chansons traditionnelles irlandaises, un autre de reggae et enfin ce condensé de vision de Dieu. Les militants de Carhaix s'y reconnaîtront, eux qui ont bâti l'un des plus grands festivals européens, en fréquentation, sur un désert culturel et économique.

Sinead O'Connor devra convaincre dans les prairies de Centre-Bretagne qu'elle est encore la resplendissante chanteuse de Fire On Babylon. Elle devra captiver l'attention de spectateurs venus par dizaines de milliers, au milieu d'un programme pantagruélique, où figure Charles Aznavour en aussi bonne place qu'Arcade Fire ou Peter Gabriel.

Sinead O'Connor est âgée de 40 ans, elle a quatre enfants de quatre pères différents. Le dernier, né en décembre 2006, s'appelle Yeshua, "le salut" en hébreu. Le père, Frank Bonadio, a défrayé la chronique en Irlande pour avoir longtemps hésité entre Sinead et son ex-femme, la chanteuse Mary Coughlan. Déjà une histoire interceltique.

Véronique Mortaigne, Article paru dans l'édition du monde du 19.07.07

Nelson Mandela lance un groupe de réflexion d'ex-leaders

L'ex-président sud-africain Nelson Mandela a lancé mercredi à Johannesburg, à l'occasion de son 89e anniversaire, un groupe de réflexion sur les problèmes de la planète, réunissant d'anciens leaders mondiaux comme Kofi Annan ou Jimmy Carter.

Le héros de la lutte contre l'apartheid, vêtu d'une somptueuse chemise grise, est arrivé au bras de son épouse Graça Machel, en s'appuyant sur une canne, dans le dôme de Constitution Hill qui sous l'apartheid abritait une prison.

Souriant comme à l'accoutumée, Mandela, qui fêtait également ses neuf ans de mariage, a salué ces anciens dirigeants pour avoir accepté de mettre «leur indépendance et leur intégrité» au service «d'un monde meilleur».

«Ce groupe peut parler librement et avec assurance, a-t-il déclaré. Ils n'ont pas de carrière à construire, d'élections à gagner ou d'électeurs à satisfaire.»

Pour le prix Nobel de la Paix, ces «Anciens» tireront leur force de cette autonomie: «Ils peuvent parler avec qui ils veulent», même si ce n'est «pas populaire».

«Quasi imperméable aux critiques extérieures, le groupe pourra conduire librement des analyses sur des questions complexes et partager ses idées», a renchéri l'ex président des États-Unis, Jimmy Carter.

L'idée de réunir d'anciens leaders est née en 2001 dans l'esprit du patron du groupe Virgin, Richard Branson, et du chanteur Peter Gabriel, qui en ont fait part à Mandela, la personne la plus admirée au monde selon un sondage canadien publié l'an dernier.

Mandela a réuni autour de lui Jimmy Carter, mais aussi l'ex secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, l'archevêque sud-africain et également prix Nobel de la paix, Desmond Tutu, l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson ou encore Muhammad Yunnus, prix Nobel de la paix 2006 pour ses travaux sur le microcrédit.

Le premier président noir d'Afrique du Sud (1994-99), qui s'est retiré de la vie publique en 2004 et limite ses apparitions publiques, ne sera pas un membre actif du groupe, qui prévoit de se réunir «au moins deux fois par an dans des endroits différents», selon Mgr Tutu.

«J'aurais aimé en être», a regretté Madiba --surnom clanique et affectueux de Mandela-- en souhaitant bonne chance à ses anciens collègues. «J'espère qu'ils parviendront à apporter de la lumière là où l'obscurité affecte le monde.»

«Les Anciens» disposent d'un budget initial de 18 millions de dollars, provenant en partie d'un don de Richard Branson. Ils prévoient d'aborder des thèmes généraux, comme le changement climatique ou les pandémies, mais espèrent également contribuer à la résolution de conflits locaux.

«Dans les sociétés traditionnelles, les anciens jouaient toujours un rôle dans la résolution des conflits, la réflexion à long terme, et apportaient leur sagesse», a rappelé Peter Gabriel, qui a tiré des larmes à Mgr Tutu en entonnant sa chanson consacrée à Steve Biko, militant anti-apartheid mort en détention en 1977.

«Les Anciens ne prétendent pas avoir de pouvoirs magiques», a souligné Kofi Annan, mais offrent «leur expérience». «Ils pourront réussir, comme ils pourront échouer. Mais en travaillant ensemble, nous devrions faire une petite différence dans ce monde.»

Mandela devait ensuite fêter son anniversaire en famille et suivre à la télévision un match de gala, réunissant des légendes du football comme le Brésilien Pelé et le Néerlandais Ruud Gullit, organisé en son honneur dans la soirée au Cap (sud-ouest).

Selon un sondage publié dans la presse locale mercredi, Mandela n'a jamais été aussi populaire dans son pays. Appelés à lui donner une note sur 10, les Sud-Africains lui ont décerné un 9,2 contre 8,2 en 1999, quand il a quitté le pouvoir.


Football et humanitaire pour les 89 ans de Mandela

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela fêtait ses 89 ans mercredi. Un anniversaire célébré en grande pompe, avec un match de football rassemblant des gloires du ballon rond, dont Pelé et Karembeu, et le lancement d'une campagne humanitaire pour le développement et la paix, en présence de plusieurs autres prix Nobel de la paix.

Des messages de soutien ont commencé à lui parvenir de toute la planète. "Le pays et le monde ont le privilège de fêter un dirigeant aussi remarquable", a notamment déclaré le président sud-africain Thabo Mbeki, qui a succédé à Nelson Mandela en 1999.

Le Congrès des Syndicats d'Afrique du Sud, la plus grande fédération syndicale du pays, a affirmé qu'il avait "fait plus qu'aucun autre pour forger l'histoire de l'Afrique du Sud et nous aider à gagner la démocratie et la liberté".

Mandela a été emprisonné pendant près de 30 ans en raison de sa lutte contre l'apartheid. Libéré en 1990, il a mené les négociations pour mettre fin à la ségrégation raciale en Afrique du Sud avant de devenir président du pays en 1994, dans le cadre des premières élections réellement démocratiques du pays. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1993 avec Frederik de Klerk, dernier président de l'apartheid.

Il a quitté le pouvoir en 1999 mais a continué à travailler pour réduire la pauvreté, l'illettrisme et le SIDA en Afrique.

La semaine de festivités organisées pour son anniversaire sera marquée par les visites de nombreux amis de Mandela, notamment l'ancien président américain Bill Clinton. Une fête pour les enfants clôturera la semaine de festivités mardi prochain.

Le coup d'envoi a été donné mercredi avec un "Happy Birthday" chanté lors d'une cérémonie marquant le lancement d'un groupe baptisé "The Elders" ("Les Aînés"), destiné à oeuvrer en faveur de la paix dans le monde, à résoudre les crises internationales et à soutenir la prochaine génération de dirigeants.

Parmi ces "aînés" figurent notamment l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, Ela Bhatt, une militante indienne des droits de l'Homme, l'ancien Premier ministre norvégien Gro Harlem Brundtland, l'ancien président américain Jimmy Carter, l'épouse de Mandela, Graca Machel, l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, l'ex-archevêque sud-africain Desmond Tutu, ou encore Muhammad Yunus, chantre du micro-crédit et fondateur de la Grameen Bank.

Mercredi, Mandela a affirmé que ce groupe, qui comprend plusieurs lauréats du prix Nobel de la paix, "soutiendra le courage là où il y a la peur, encouragera l'accord là où il y a conflit, et inspirera l'espoir là où il y a désespoir".

Les "Aînés" décideront de leurs priorités dans les mois qui viennent et travailleront avec des groupes constitués. Le milliardaire britannique Richard Branson et le chanteur Peter Gabriel, qui sont à l'origine du projet, ont expliqué que le monde avait besoin de tels "aînés", en qui l'on ait confiance, et capables de parler de manière libre et indépendante.

Plus tard dans la journée, l'ancienne star brésilienne du football Pelé, le Camerounais Samuel Eto'o, consacré à trois reprises meilleur joueur africain de l'année, ou encore le Français Christian Karembeu, champion du monde 1998, devaient faire partie des quelque 50 stars passées et actuelles disputant au Cap un match de football baptisé "90 minutes pour Mandela". L'Afrique devait être opposée au reste du monde à l'occasion de ce match de gala.

17 juillet 2007

Richard Branson forms a band of 'Elders' with Mandela, Carter, Tutu and others

Melding serious statesmanship and a large slug of audacity, the former South African president Nelson Mandela and a clutch of world-famous figures plan to announce on Wednesday a private alliance to launch diplomatic assaults on the globe's most intractable problems.

The alliance, to be unveiled on Wednesday during events marking Mandela's 89th birthday, is to be called "The Elders." Among others, it includes the retired Anglican archbishop Desmond Tutu; Jimmy Carter, the former U.S. president; the retired United Nations secretary general Kofi Annan, and Mary Robinson, the human-rights activist and former president of Ireland.

Many, including Mandela, have been early and harsh critics of President George W. Bush and American foreign policy, particularly toward Iraq and the Israeli-Palestinian conflict. The group's members and backers insisted in interviews, however, that they are guided neither by ideology nor by geopolitical bent.

Mandela states in remarks prepared for Wednesday that the fact that none of The Elders holds public office allows them to work for the common good, not for outside interests.

"This group can speak freely and boldly, working both publicly and behind the scenes on whatever actions need to be taken," the remarks state. "Together we will work to support courage where there is fear, foster agreement where there is conflict, and inspire hope where there is despair."

Whether governments that become the objects of The Elders' freelance diplomacy will agree remains to be seen. One of the group's founders and principal sponsors, the British tycoon Sir Richard Branson, said that those leaders whom he had briefed - including Prime Minister Gordon Brown of Britain and the South African president, Thabo Mbeki - "very much support the initiative."

"There will always be skeptics of any positive initiatives, but these are people giving up their time for nothing," he said of The Elders. "Most individuals in the world would welcome a group of people who are above ego, who, in the last 12 or 15 years of their lives, are above partisan politics."

Precisely what problems The Elders will tackle is unclear; none have yet been selected.

A spokeswoman said the group would jointly decide where to step in, based in part on the seriousness of an issue and their ability to contribute to a solution.

In interviews, Branson and Carter offered two quite different hypothetical situations: The Elders might be able to help resolve regional crises like the wave of guerrilla fighting and kidnapping in Nigeria's oil-rich Niger River delta, Branson suggested.

For his part, Carter said the group might address problems like the waste and lack of coordination among aid organizations providing health care in developing nations. "The Elders won't get involved in delivering bed nets for malaria prevention," he said. "The issue is to fill vacuums - to address major issues that aren't being adequately addressed."

If the concept and the name seem a bit outsized - a diplomatic league of superheroes, one might say - that may stem from their ties to Branson, who rarely does anything in a small way.

In a telephone interview, Branson said that he began thinking about a the notion in 2003, after he sought to persuade Mandela and Annan to travel to Baghdad to ask Saddam Hussein to relinquish power in Iraq. The two agreed, but war broke out before arrangements were completed.

Later, after working on a concert for one of Mandela's charities, Branson flew home with Peter Gabriel, the British rock musician and human-rights activist. "I was talking about the need for a group of global elders to be there to rally around in times of conflict," he said, "and Peter said he'd had a similar idea, but using the global Internet to help elders relate to the world community."

Thus was born The Elders, named after the preeminence of elders in African village societies. Over the last year or so, Branson held a series of meetings at his Caribbean base, Necker Island, at which potential members and backers were recruited to the cause and asked to contribute their own ideas.

Carter said the meetings were a tightly held secret. "Before we went I didn't know what the meeting was all about," he said. "I went because of Sir Richard. We'd talked earlier about the possibility of a biofuels plant in my town, Plains."

Branson and Gabriel contributed funds to begin the project. Asked how much it would cost, Branson replied, "Obviously, it's not cheap." But enough donors have given money to finance The Elders' first four years of work, he said, and he anticipates that raising still more will not be difficult.

V2 on We7 4U

You’ve probably read about We7 — the advertising-supported free download music site. Some are calling it the way forward, others see it as grasping at straws. I thought I’d ask.

Recently, one of the bigger independent record labels, V2 Music signed a deal with We7 to release their music for free to consumers through the service, recouping through advertising revenue.

I’ve had some dealings in the past with Beth Appleton, the head of Digital and Business Development at V2. She introduced herself once as a reader of this site, and I’ve since come to know her as one of the smartest and most proactive managers at that end of the game — so I decided to ask her what the story was.

She kindly obliged with some answers.

We7 — isn’t that something to do with Peter Gabriel?

Yes, Peter Gabriel has teamed up with technology entrepreneur Steve Purdham and financial investor John Taysom to bring advertisers a new ad delivery mechanism.

How does it work?

We7 uses free music downloads as a vehicle to communicate personalised advertising messages, allowing brands to intimately connect with consumers on- and offline.

Why have you decided to put V2’s catalogue on We7?

We7 are driving a new business model for the music and the entertainment industry. V2 are constantly seeking to involve ourselves in new models and explore how music fans embrace these new ways of enjoying music.

Online environments, such as We7, where music fans can enjoy music when they want, where the experience to the music fan feels free and fun but critically labels and artists are being paid is an exciting legitimate alternative.

You’re trying quite a few different approaches to digital content distribution aren’t you?

The best way to find out what will work and what music fans want is to embrace, learn and involve ourselves with new platforms, technologies and business models. This is an approach which works for V2 and also we hope adds the edge to as a label when artists are looking for leading label to work with.

What’s having the best result for you?

Digital sales as a la carte downloads are very encouraging at present. Subscription models, which are still in very early stages are increasing in terms of people understanding and using platforms such as eMusic and Napster to access music.

The last 6 months has seen a rise in mobile sales and mobile revenue is now a significant part of our business which will only increase as the number of smartphones in the market increase and customer services via phones impove.

Are you one of the labels dissatisfied with eMusic’s payouts?

Not at all. eMusic is a significant player for V2 in the US market and the European service is still in early stages, we need to give services the time to gain critical audience.

Where do you think digital music distribution is heading? Pay-per-download? Subscription? Advertising-supported? Some other system?

I believe there will be a whole host of services, and business models all working in tandem. The consumer will decide which experience they want and when and this may change depending on the use/experience they are seeking.

Subscription services will extend to mobile with dual delivery and possibly will be paid for as part of another subscription eg. Sky, Mobile contract, BT.

Ad-Supported models will hopefully enable P2P to become a legitimate platform and will enable wonderful discover services such as Last.fm, Pandora etc. to operate in a licenced and commercial environment.

Does it vary depending on genre?

Slightly — in the sense that genre can be associated with demographic, and demographics have different associated factors such as disposable income, time in the home/on the move, use of hardware (phone versus digital music player), and involvement in social networking sites — which will influence where they enjoy music and how that experience is paid for.

What advice would you give to smaller labels struggling with the online environment?

Prioritise where you spend your time and effort building relationships. Know who your key partners are for commercial revenues and where the important areas are for building community.

In most cases for a small label it is best to go through a digital distributor as then you don’t have to spend time and resource putting contracts in place and getting involved in the technical delivery problems. You can then concentrate on the marketing and promotion building the necessary profile and involvement with the fanbase to build the excitement.

What does V2 know that the major labels don’t?

We understand how music fans like to enjoy music digitally and ensure that we make our music available in this way. We distribute our music as MP3s and subscription services as well as ad-funded models.

We embrace P2P and new business models. We are forward thinking and are keen to explore what technology can do (as an art) rather than what we need to do to restrict and control.

And — quick plug: who’s your Next Big Thing?

Blood Red Shoes

Peter Gabriel & Crowded House live in Marlay Park, Dublin

Peter Gabriel live 2007

Review Snapshot: Despite appalling weather conditions, Crowded House and Peter Gabriel managed to delight a field of sodden punters with two excellent, crowd pleasing sets.

Full review: Sometimes, just sometimes, you go to a gig that you’ll remember for the rest of your life. For me, the Crowded House / Peter Gabriel double header at Marlay Park was one of those. It seemed like an odd pairing to me when I first heard it announced - although I’m a big fan of both acts, it didn’t seem to me that they had anything in common in terms of their musical styles. I also felt a bit miffed that the House, who had a pretty big following back in the day, weren’t headlining.

The appalling weather in the week preceding the gig didn’t bode well for the event. Myself and my friend arrived at the site shortly after the gates opened (oddly, all the security seemed to be provided by An Garda Siochana rather than the usual private security mutts) and had time for a leisurely stroll around the usual array of ludicrously overpriced food stands, t-shirt tents, and the other assorted tat designed to part us from our hard earned...

...Next up was Peter Gabriel who also delivered a brilliant set with many of the songs taken from his classic third album (for reasons best known to himself, all three of Gabriel’s first three solo albums are titled simply Peter Gabriel. Thanks for that Peter). Highlights here were No Self Control, Intruder, Not One of Us, and the beautiful Family Snapshot. Solsbury Hill was another masterful song which got a great response from the crowd. Gabriel himself was in playful mood, at various times leading band members around the stage in a conga line reminiscent of Bruce Springsteen’s performances. We were also treated to the shameless crowd pleaser of Sledgehammer. Although I’d come mainly to see Crowded House, I hugely enjoyed Gabriel’s set too and left Marlay Park soaked but happy. Here’s hoping that the rest of the summer concert season lives up to this standard.


16 juillet 2007

South Africa, World Fete Mandela on 89th

Nelson Mandela celebrates his 89th birthday Wednesday, launching a humanitarian campaign along with former President Jimmy Carter, ex-U.N. Secretary-General Kofi Annan and other "elders" of the global village.

The initiative stems from an idea by British entrepreneur Richard Branson and musician Peter Gabriel to create a world council of elders to tackle issues such as conflict, AIDS and global warming.

"This group of international leaders will share how they intend to work together to contribute their wisdom, independent leadership and integrity in addressing some of the world's toughest problems," organizers said in a statement.

Branson and Gabriel, who founded an international human rights organization and championed the anti-apartheid cause, were expected to attend Wednesday's event, part of a week of festivities for Mandela's birthday.

A children's party that has become an annual fixture wraps things up July 24. Before that, events will feature Bill Clinton and soccer legend Pele, who will play in a special star-studded match to honor Mandela.

Mandela was imprisoned for nearly three decades for his fight against apartheid. He was released in 1990 to lead negotiations to end decades of racist white rule and elected president in South Africa's first free elections in 1994. He left office in 1999, but has continued to take a leading role in the fight against poverty, illiteracy and AIDS in Africa.

Clinton will open an exhibit on Thursday that focuses on the late Chief Albert Luthuli, an anti-apartheid campaigner who won the 1960 Nobel Peace Prize, and Mandela, who was given the honor in 1993.

Luthuli was the leader of the now-governing African National Congress when the group embarked on armed struggle against the racist apartheid regime. Mandela was the ANC's leader three decades later as it negotiated a peace settlement with the nationalist government.

On Sunday, Annan will deliver the annual Nelson Mandela Lecture. The first in the series was given by Clinton on July 19, 2003. Others who have delivered lectures include 1994 Nobel peace laureate Archbishop Desmond Tutu, Kenyan environmentalist and 2004 Nobel Peace Prize winner Wangari Maathai and South Africa's President Thabo Mbeki.

Pele and soccer star Samuel Eto'o of Cameroon head a list of more than 50 players taking part in "90 Minutes for Mandela."

The match, to be played on Wednesday in Cape Town, will pit Africa against the rest of the world. Proceeds are earmarked for social programs, including Mandela's campaign against AIDS.

FIFA organized a similar all-star match in 1999 to honor Mandela when he stepped down as South African president.

Before the match, a ceremony will be held to honor a soccer league formed by political prisoners on Robben Island, where Mandela was incarcerated for 18 of the 27 years he spent in jail.

FIFA President Sepp Blatter will confer honorary FIFA membership on the Makana Football Association, which Mandela, separated from his comrades, used to watch playing from his cell window until prison authorities built a wall to further cut him off.

Makana, a local name for Robben Island, comes from a 19th century warrior leader of the Xhosa, the tribe to which Mandela belongs. The British banished Makana to Robben Island in 1819 and he died trying to escape.

Mandela has long recognized the importance of sports in helping to promote reconciliation. He appearing before a crowd of mostly white fans at the Rugby World Cup final in 1995 wearing a green and yellow South African team jersey, sending a powerful message to white South Africans that he was serious about racial reconciliation. Mandela also was instrumental in persuading FIFA to award South Africa the right to host the 2010 Soccer World Cup, a first for Africa.

Des gloires du foot et des "sages" du monde entier viennent célébrer l'anniversaire de Mandela

Nelson Mandela aura 89 ans mercredi. Pour son anniversaire, célébré comme chaque année dans toute l'Afrique du Sud, des gloires du football, des stars de la musique et les "sages" du village planétaire feront le déplacement.

La journée de mercredi marquera le lancement d'un vaste projet humanitaire autour de plusieurs anciens responsables politiques de premier plan, dont Mandela, l'ancien président américain Jimmy Carter ou encore l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan.

Sous l'impulsion du milliardaire britannique Richard Branson et du chanteur Peter Gabriel, ils projettent de mettre en commun "leur sagesse, leur indépendance et leur intégrité pour se pencher sur les principaux problèmes de la planète", selon le communiqué des organisateurs. Ils devraient se saisir des guerres dans le monde, du problème du sida ou encore du réchauffement climatique.

L'ancien président Bill Clinton participera également aux cérémonies et un match de gala réunira plusieurs stars du foot mondial autour du Brésilien Pelé, du Camerounais Samuel Eto'o ou encore du champion du monde 1998 Christian Karembeu. Une fête pour les enfants clôturera la semaine de festivités mardi prochain.

Nelson Mandela a été un des principaux dirigeant du mouvement contre l'apartheid et a passé près de trente ans en prison. Il a été libéré en 1990 et a participer à organiser la fin de la ségrégation raciale en Afrique du Sud avant de devenir président du pays. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1993. AP

Mandela's 'Elders' will tackle global problems

Nelson Mandela will launch an initiative next week with former world leaders who have agreed to fly around the world to give advice on international crises. The high-powered panel of “Elders” assembled by Mr Mandela includes two Nobel prize winners and two former American presidents. The project will be launched on Wednesday in Johannesburg close to the site of the notorious Number Four prison where Mr Mandela was once held captive.

The Elders initiative fulfils his long-standing dream of harnessing the experience of former world leaders to try to find new ways to tackle long-term problems such as Aids and civil war. It was only when he met Sir Richard Branson, the founder of the Virgin empire, and Peter Gabriel, the musician and human rights campaigner, that the idea was made a reality. Jean Oelwang, who runs Virgin Unite, which co-ordinates Virgin’s charitable ventures, is to be the director of the project.

Sir Richard and Mr Gabriel will be at the launch. The Elders are Jimmy Carter and Bill Clinton, the former US presidents, Archbishop Desmond Tutu, who won the Nobel prize in 1984 for his role in the anti-apartheid campaign, Mary Robinson, the former president of Ireland, Graca Machel, Mr Mandela’s wife who was a government minister in Mozambique, Kofi Annan, the former secretary general of the United Nations, and Muhammad Yunus, the Bangladeshi economist who was awarded the Nobel prize for helping the poor.

Four more Elders will be introduced later in the year. Archbishop Tutu will chair the scheme, which is billed as a humanitarian initiative. A supporter of the project said: Nelson Mandela has talked for a long time about doing something like this. He has had a vision of tapping into the power and influence of former world leaders. The Elders will look at global issues and conflict resolution. This will be their first meeting together. They will then decide what projects they wish to become involved with. We think they will be able to bring about real change.”

13 juillet 2007

Video advocacy for all

Bringing human rights into focus


The cellphone camera wasn't invented for activists, but new media is increasingly responsible for capturing human rights abuses and creating a more populist activism the world over.

From July 15 to 27 at Concordia University, a group of 30 human rights activists from around the globe will attend a special program, the Video Advocacy Institute (VAI), organized by Witness, a human rights organization founded by musician and activist Peter Gabriel. For the past 15 years, Witness has donated video equipment and trained human rights defenders to use video and new media for advocacy and social change in their communities.

Each activist will arrive at the training session with a particular project, and they'll learn video basics and various strategies for advocacy and outreach, says Sam Gregory, Witness's program manager for strategic networks.

"Often video can fit along with other human rights work. It can increase community participation and engagement and be used alongside other advocacy work and lobbying. Video images of a massacre, for example, can't be denied by officials... video can force governments to put pressure on UN agencies or bring testimony of actual people to light," says Gregory.

Hseng Noung's campaign, for example, focuses on the Burmese military's use of rape as a weapon of war. She hopes to bring the testimony of women who have suffered sexual violence out of the country. Another campaign tackles forced displacement in Cambodia by putting cellphone cameras in the hands of villagers whose land is being illegally seized.

While VAI isn't open to the public, a special reception and panel called "Media, Human Rights and Action" will take place July 24 at 6:30 p.m. at the NFB CineRobotheque (1564 St-Denis). It features experienced advocates who use new media for social change. Also, be sure to look out for The Hub (hub.witness.org), a Witness-inspired online destination, launching this fall, where concerned citizens, activists, researchers and journalists can upload human rights-related media from handheld devices or personal computers, join communities and reveal human rights abuses. For more info, www.witness.org.

Le mystère Genesis

En début d’après-midi, je vais représenter le Maire de Lyon à la commission de sécurité qui siège avant le concert de Genesis prévu ce soir au stade de Gerland.

J’ai bien envie d’expliquer aux autorités préfectorales et aux sapeurs pompiers que je préconise l’annulation pure et simple du concert tant, en l’absence de Peter Gabriel, Monsieur Collins ne peut assurer une réelle sécurité musicale à l’occasion d’un tel événement. En vérité, on peut toujours rêver, mais il y a bien longtemps que Gabriel n’a plus rien à voir avec un groupe qui le lui rend bien.

Samedi dernier dans Libération, après le concert bruxellois du groupe, Eric Aeschimann s’interrogeait, perplexe, sur ce qui pouvait bien intéresser autant de gens à Genesis ? Il faut avouer que la question n’est pas simple notamment quand on veut bien considérer que « The Musical Box », le clone parfait de Genesis (période Peter Gabriel) joue quant à lui à guichets fermés aux quatre coins de la planète, c’est à dire avec beaucoup plus de succès que n’en avait le groupe originel quand il était au sommet de sa gloire.

Ce soir, plus de 40 000 personnes assisteront au show de Gerland c’est à dire presque deux fois plus que les Rolling Stones il y a tout juste quinze jours au même endroit. Comble du mauvais goût il paraît que le décor de scène de Genesis n’est rien d’autre qu’une calendre de Rolls Royce. Après tout, ce que les spectateurs apprécient dans le Genesis de Phil Collins c’est peut-être tout bêtement la réussite d’une PME qui travaille à l’international.

Quand on lui demandait pour les dernières élections générales pourquoi il allait voter (malgré tout) pour Tony Blair, Gallagher d’Oasis avait répondu quelque chose du genre, « avec Blair c’est au moins la certitude que Phil Collins restera en Suisse. »

C’est quand même étonnant que 40 000 personnes payent une fortune pour assister au concert d’un groupe suisse ce soir à Gerland. Genesis demeure donc un mystère, sûrement pas une surprise.

11 juillet 2007

Phil Collins Regrets Genesis Comeback

Rocker Phil Collins regrets agreeing to reunite with Genesis, because the comeback tour has kept him away from his two young sons.

The singer has split with his third wife Orianne Cevey since agreeing to reform the band - and he hates the way the tour has left him thousands of miles away from Switzerland, where Cevey lives with their children Nicholas and Matthew.

He tells Mojo, "I'm not interested. My life is in turmoil. Frankly, at the moment I am living for my two little boys, so this tour is actually a pain in the arse because I'm away from home. I've been trying to keep it short. Every time somebody said we could pay for the tour if we do another four dates, I said no. I signed on to buy a blue suit: I don't want to end up with a red one."

The band formed in the 1960's and have sold 150 million albums worldwide placing them amongst the top thirty best selling acts of all time. Collins joined the band in 1870 as the drummer. But when Peter Gabriel left the band in 1975 Collins took over lead vocals. Collins was a hit on vocals as the band had a string of successful albums throughout the eighties including Abacab, Genesis and Invisible Touch. Collins left the band in 1996 to focus on his solo work.

10 juillet 2007

Last tickets for WOMAD festival

THE last of the tickets for the Wiltshire WOMAD festival are being snapped up in advance of the three-day family event at the end of this month.

The World of Music Arts & Dance returns to its spiritual homeland in the county this year after a lengthy residence in Berkshire.

Founder Peter Gabriel, who has music studios in Box and lives nearby, will be headlining the festival at its new site in Charlton Park, Malmesbury.

Taking place between July 27-29, fans have been quick to take the new site into their hearts and have bought up nearly all of the tickets.

This is a very special year for all those connected with WOMAD as it is celebrating its 25th year in operation. WOMAD is also celebrating the festival's 25th anniversary by releasing a three CD box set that brings together some of the many musical highlights from its history. The forty-five track release also includes a ninety-six-page book and is due out at the end of July to coincide with the festival.

Set in a picturesque rural landscape in the heart of the Wiltshire countryside, Charlton Park is a green, pleasant and spacious environment. Around 20,000 are expected to attend and the festival will feature seven stages and workshop areas, including a children's village. Alongside the new attractions the familiar entertainment will remain including, live music; weekend camping; a full programme of participatory workshops for adults and children; international food, drink, arts, craft and merchandise stalls and sumptuous site decoration featuring hundreds of flags, projections, visual art and temporary structures.
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Weekend tickets cost £120 and families are entitled to savings as two children aged 13 and under can come free with each adult ticket buyer. For more information call (0845) 1461735 or visit www.womadshop.com/ The line-up for the festival is now complete and the weekend will feature one hundred artists from forty-two different countries.

Villagers warm up

The village is braced for a visitor influx. Charlton may be one of the most peaceful villages in Wiltshire, but later this month the eyes of the world will be on it. Former Genesis frontman Peter Gabriel has brought his WOMAD Festival to Charlton Park for the first time. For the last 17 years, the World Of Music, Arts and Dance has been held in Reading.

Now, tens of thousands of people will be making their way to the festival in the tranquil village near Malmesbury. The news Charlton would be holding the globally renowned festival caused quite a stir among residents when it was first announced. With the prospect of media outlets from around the world, international music stars and the many revellers making their way to the village, there were a few hostile reactions at the start.
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Chairman of the parish council Mark Wilkins said: "The initial reaction was very uneasy and there were quite a few hostile reactions. But, as time has gone on and people have understood the nature of the event, a lot have warmed to it. The WOMAD management has been working hard to answer our questions, which has helped people become more accepting and even enthusiastic. Now that it is going ahead, I think people are going to try to make the best of it. Quite a few people I know will be attending."

09 juillet 2007

WITNESS réunit à Montréal des défenseurs des droits de la personne venus du monde entier

L'Organisme de Peter Gabriel (WITNESS) réunit des défenseurs des droits de la personne venus du monde entier

MONTREAL, WITNESS, organisme de défense des droits de la personne fondé par le musicien et activiste Peter Gabriel, est fier d'annoncer le lancement du Video Advocacy Institute (VAI). Ce programme unique et novateur propose aux défenseurs des droits de la personne du monde entier une formation accélérée sur l'utilisation de la vidéo comme moyen de protection des droits et de changement social.

L'événement se tiendra du 15 au 27 juillet 2007 à Montréal, en collaboration avec le Département de communication et le Centre du documentaire de l'Université Concordia. Il offrira une formation intensive -tournage, montage et diffusion stratégique - à 30 protecteurs des droits de la personne travaillant sur bon nombre des problèmes les plus graves de la planète.

Depuis 15 ans, WITNESS procure à des milliers de ces défenseurs issus de plus de 70 pays du matériel vidéo, de la formation et du soutien afin de dévoiler les abus des droits de la personne aux principaux décideurs, aux citoyens engagés et aux médias

Pour plus de renseignements, visitez le site : http://mediarelations.concordia.ca/ ou contactez Nadia Kherif, 514 848-2424, poste 4187, nadia.kherif@concordia.ca.

Renseignements: Nadia Kherif, Conseillère en relations médias, Université Concordia, (514) 848-2424, poste 4187, Cell.: (514) 262-0909, nadia.kherif@concordia.ca

08 juillet 2007

L'Afrique prend la Bastille

Des artistes africains au Bal du 13 juillet


On a plutôt l'habitude d'entendre les flonflons des accordéons le soir du 13 juillet à la Bastille. Une fois n'est pas coutume, la musique africaine et ses représentants demeurant pour la plupart en France, viendront proposer ce 13 juillet, une ambiance de fête particulière aux Parisiens. Revue de détail des prestigieux invités.
  • Alpha Blondy
  • Amadou et Mariam
  • Amel Mathlouthi
  • Ba Cissoko
  • Daby Touré
  • Dobet Gnahoré
  • Fally Ipupa
  • Jacob Desvarieux
  • la Jet Set
  • Johnny Clegg
  • les Tambours de Brazzaville
  • Lokua Kanza
  • Mory Kanté
  • Sergeo Polo
  • Souad Massi
  • Zao
  • Ismaël Lo
http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/091/article_16904.asp

Le succès fragile et coûteux de Musiques métisses

Sans tambour ni trompette, sans discours ni paillettes, le festival Musiques métisses d'Angoulême fêtait, du 1er au 5 juin, sa trentième édition. Une modestie à l'image de son directeur, Christian Mousset, ancien disquaire à Düsseldorf puis instituteur en Algérie, qui s'est installé en 1971 dans la cité charentaise. Fan de rhythm'n'blues et de soul music, il avait créé la manifestation en 1976 sous le nom de Jazz en France.

La découverte de l'Afrique noire en 1982, l'amour des musiques caraïbes ont rapidement bouleversé son identité. Pendant trois décennies, Musiques métisses aura porté — plus qu'accompagné — l'émergence de ce que, par commodité ou paresse, on nomme les"musiques du monde" et leur diffusion auprès du plus large public.

Musiques métisses a largement contribué à la vedettarisation de talents découverts sur les bords de la Charente, comme Cesaria Evora ou Johnny Clegg, vedette de la soirée d'ouverture avec ses compatriotes, les Mahotella Queens. Ces victoires ne sauraient cependant masquer les difficultés financières et logistiques de ce rendez-vous, sensible, par sa nature même, aux aléas politiques et circulatoires.

Car il se trouve que deux des plus importantes maisons de disques indépendantes françaises du secteur — - Next Music et Mélodie - — mettent la clé sous la porte. Il se trouve encore que Musiques métisses, qui fonctionne avec quatre permanents à l'année, peine à boucler le budget de cette trentième édition. En raison de deux désistements, celui de l'Adami (la Société civile pour l'administration des droits, des artistes et des musiciens interprètes) et celui du mécène France Télécom, qui apportait 50 000 euros. Autre coup dur, l'annulation du concert de Cesaria Evora pour raisons de santé. Si la somme de 1,2 million d'euros a finalement pu être réunie, Musiques métisses reste tributaire à 60 % des subventions (ville, département, région, Etat). Sa part d'autofinancement est faible — - 25 % —-, la moitié environ de celle des Francofolies de La Rochelle. Soucieux de cette dépendance, Christian Mousset souhaite augmenter ses fonds propres à hauteur de 40 %. Au prix d'un renoncement à l'un des principes fondateurs du festival, la gratuité de certains concerts.

Musiques métisses lutte en effet pour la démocratisation de l'accès aux musiques du monde. "Avec les concerts gratuits, je me fais ma propre concurrence, note Christian Mousset. Les gens de mon conseil d'administration aimeraient que je sois plus rigoureux dans mon approche financière. La gratuité n'est pas viable économiquement, elle permet de faire partager au plus grand nombre. Son abandon nous coupera d'une partie du public, celui des quartiers. L'idéal serait un site avec un droit d'entrée modeste, comme c'est le cas au Womad - World of Music Arts and Dance, organisation de promotion des cultures du monde fondée par le chanteur britannique Peter Gabriel -."

Ville de plus de 100 000 habitants, Angoulême abrite des communautés d'origine maghrébine (elle a hébergé un camp de harkis), ouest-africaine et comorienne. A l'année, Musiques métisses mène des actions auprès des populations défavorisées (notamment dans les lycées) tout en défendant le commerce équitable et le développement durable.

Comment concilier ces interventions sociales et les contraintes économiques d'un festival ? L'inflation des frais fixes, comme ceux de gardiennage et de sécurité, pèse lourdement. Heureusement, le festival a su s'attirer la sympathie des tourneurs (Mad Minute Music, Vivement ce soir, Caramba ou VO Music) qui lui consentent des réductions sur les cachets des artistes. "Aucun ne dépasse 20 000 euros - prix payé pour Johnny Clegg et Kassav' -, confie Christian Mousset. Et personne ne touche le smic." Le cachet le moins élevé (6 000 euros) est celui du Malien Djelimady Tounkhara.

AUCUN PRIVILÈGE

Il faut ajouter l'hébergement, la nourriture, parfois l'équipement. Christian Mousset a pu acheter des guitares et des amplificateurs à des musiciens qui sont repartis avec. Enfin, il y a les transports, dont le coût a considérablement augmenté avec la position quasi monopolistique d'Air France sur l'Afrique de l'Ouest. Le festival ne bénéficie d'aucun privilège alors que la compagnie belge Sabena accordait des réductions sur ses vols de l'ordre de 50 %.

"Si vous voulez faire venir un Congolais, il vous en coûte 1 500 euros pour l'aller-retour, résume Christian Mousset. Sans parler de cette forme de racket avec les tracasseries administratives, la photo qui n'est pas conforme, etc." Accordés à la tête du client, les visas menacent directement la venue des artistes. "Il suffit que deux musiciens camerounais ne rentrent pas pour que cela bloque tous les autres, rappelle Christian Mousset. Je leur conseille toujours de retourner au pays. Surtout si c'est un guitariste de plus ou un joueur de djembé. Il y a trop de concurrence en France."

Comment ne pas céder à la tentation de l'émigration ? "En dix jours, ces musiciens touchent en France l'équivalent de ce qu'ils gagnent chez eux en vingt mois, estime Mousset. A cause de la piraterie, il n'y a plus de travail dans les studios en Afrique." Et de rappeler cette triste réalité : "Un musicien qui joue dans une boîte de nuit de Kinshasa touche entre 1 et 2 euros par soir."

www.musiques-metisses.com.

Torture et empathie envers les pixels

VIRTUEL


Nos interactions avec les créatures virtuelles ne sont pas si différentes de celles qu'on entretient avec nos semblables. C'est ce que démontre une récente étude scientifique inspirée du docteur Milgram.

Les enfants ne sont pas seuls à manquer de discernement quand ils s'immergent dans le virtuel. Les adultes sont aussi victimes d'une certaine confusion, d'une perte de repères, d'une fausse impression d'échange.

C'est ce que démontre Mel Slater, un professeur de psychologie britannique, qui a reproduit l'expérience de Stanley Milgram sur des sujets virtuels. L'expérience de Stanley Milgram?

Menée au début des années 60, elle est restée célèbre dans les annales de la psychologie, mais aussi dans celles du cinéma français grâce à «I comme Icare», le film d'Henri Verneuil avec Yves Montand où elle est mise en scène. Elle est aussi connue des fans de Peter Gabriel, qui a composé la chanson «Milgram's 37» pour un album des années 80.

En résumé, le professeur Milgram demandait à un sujet de faire passer une série des tests à un patient situé dans une pièce voisine. Lorsque celui-ci se trompait, il devait lui envoyer une décharge électrique de plus en plus forte au fil des erreurs. En fait, le «patient» était un acteur, ce qu'ignorait celui qui était en charge des «punitions».

Milgram établit que dans environ deux tiers des cas, les personnes testées acceptaient d'envoyer des doses fatales d'électricité (450 volts) si l'ordre leur était donné par une personne représentant l'autorité. Sous influence, vous et moi pouvons devenir des bourreaux ordinaires! C'est là une sorte de preuve apportée aux propos d'Hannah Arendt durant le procès d'Adolf Eichmann.

Récemment, Mel Slater et une équipe de University College de Londres ont effectué la même expérience avec un «patient» qui était un personnage virtuel. Les cobayes savaient que leur partenaire était irréel. Un premier groupe communiquait avec lui par un interface texte alors que les membres du second voyaient leur interlocuteur, en l'occurrence une interlocutrice, en représentation tridimensionnelle.

Dans le premier groupe, tous les participants administrèrent les vingt chocs demandés alors que dans le second qui faisait face à un être virtuel qui simulait souffrances et cris, ils ont arrêté l'expérience avant les 20 chocs fatals, certains sont allés jusqu'à 19, d'autres se sont arrêtés à 9 déjà.

Oh! surprise, l'analyse de leurs réactions physiologiques, tel leur rythme cardiaque, a montré qu'ils réagissaient comme en situation réelle et éprouvaient une empathie pour des pixels.

Les résultats de cette expérience menée avec des patients virtuels réjouissent son initiateur: «Voilà qui ouvre la porte à l'usage systématique des environnements virtuels dans le cadre d'études en laboratoire jusqu'ici impossibles pour des raisons éthiques ou pratiques. Par exemple, la violence liée au football, les attaques racistes, les agressions par les gangs et autres phénomènes. Pourquoi les gens participent-ils à de telles activités bien qu'elles soient contre leur nature? L'expérience originelle de Milgram aide à le comprendre, mais l'exploitation d'environnements virtuels peut faire avancer la recherche sur ces questions urgentes et difficiles ».

Mais l'intérêt de cette expérience déborde sa cible initiale, l'autorité et le conformisme, et pose la question des limites de notre perception de la réalité. Mel Slater commente: «Bien entendu, chacun sait qu'il ne produit en fait rien de grave. Mais certaines parties du système de perceptions considère néanmoins les évènements comme authentiques. Il y a des parties du cerveau qui ignorent ce qu'est la réalité virtuelle».

Pourquoi dès lors ne pas essayer de tromper le cerveau de personnes amputées en leur donnant le contrôle d'un membre virtuel, supprimant ainsi les douleurs liées à la disparition d'un bras ou d'une jambe? Une piste explorée en ce moment à l'Université de Manchester.

Une interrogation reste étrangement absente des commentaires mais néanmoins fondamentale: quid de la différence d'empathie entre un être humain non visible et un être virtuel visible? Les paris sont ouverts, l'expérience reste à tenter.

PAR GENEVIEVE GRIMM-GOBAT

Double public pour Genesis

Il y avait plusieurs publics au Parc des Princes, à Paris, samedi 30 juin, au concert de Genesis. Question d'histoire. En mai 1975, après la tournée mondiale du groupe britannique, son chanteur Peter Gabriel quitte la formation qu'il a cofondée fin 1967. Tony Banks (claviers), Steve Hackett (guitare), Mike Rutherford (basse et guitare) et Phil Collins (batterie et chant) continuent à quatre. Puis à trois, après le départ d'Hackett, en 1977. C'est ce trio, mené par Collins, qui va conquérir le monde vingt ans durant avec des chansons pop-rock efficaces.


Deux communautés se forment. Celle des fans du Genesis première époque, héros du rock progressif britannique des années 1970, qui concèdent au Genesis de l'éphémère deuxième époque d'avoir perpétué l'esprit originel. Et celle du Genesis troisième époque, avec ses tubes imparables, entre chansons d'amour et machines à danser.

Au Parc des Princes, c'est cette part qui domine, tant dans le public que du point de vue du répertoire d'une tournée "réunion" à succès, neuf ans après la mise en sommeil du trio par Collins. Plus de 800 000 places vendues pour l'Europe avec ressortie d'une compilation de 1999 étiquetée "Tour 2007" et réédition des enregistrements post-Gabriel.

Mais un cinquième du public parisien est constitué de la première communauté. A l'annonce de la tournée, en octobre 2006, des contacts avaient été pris entre les cinq musiciens. Sans suite. La participation de Genesis au Live Earth - 2 milliards de spectateurs et téléspectateurs attendus -, le 7 juillet, relance l'espoir. L'alerte au réchauffement climatique d'Al Gore aura-t-elle le même effet que le Live 8 de 2005 et la reformation d'un jour de Pink Floyd ?

Le spectacle de la tournée 2007 est impeccable, n'oublie pas un succès. Durant I Know What I Like (1973), sont projetées fugitivement les silhouettes de Gabriel et Hackett. Les dates de concerts des uns et des autres montrent qu'à moins d'un don d'ubiquité ou d'une surprise, les retrouvailles à cinq se feront sur écran.

Sylvain Siclier /Article paru dans l'édition du monde du 03.07.07

Genesis, le même refrain

Le groupe de Phil Collins, de nouveau ressuscité, a débuté sa tournée européenne à Bruxelles et passera samedi par le Parc des Princes. Genesis Samedi à 20 h 30 au Parc des Princes à Paris.

Aux deux tiers du concert, alors qu’un hululement futuriste vient de naître du côté des synthétiseurs, Phil Collins se pose face au public et, sérieux comme un pape, entame Mama (1983). Sa voix est faussement déchirante, insupportablement nasillarde. Des couleurs technoïdes tombent des projecteurs, le stade Roi-Baudouin se transforme en une gigantesque discothèque au moment du slow. Un sommet de mièvrerie, et pourtant c’est à cet instant précis qu’on comprend que, si Genesis ne restait pas nimbé d’un peu de sa gloire ancienne, un tel rituel n’aurait tout bonnement aucun sens ; que, si contestée fût-elle, sa brève période faste confère à sa décadence une tournure fascinante - et que c’est peut-être cela qui, au fond, attire les foules.

Pitre.
Genesis en 2007, c’est comme le débat sur les anciens soixante-huitards qui n’en finissent pas de se renier : depuis trente ans, le groupe donne le spectacle de son interminable dissolution et, ­depuis trente ans, le public en redemande.

Après une décennie de silence, la tournée européenne et américaine promet de remplir les stades et les caisses. Même si ce soir-là, à Bruxelles, le stade n’était pas complètement plein, les quadras en K-Way étaient là en nombre, sous la bruine, attendant dans une ambiance de kermesse d’école leurs idoles de jeunesse. Un couple est venu d’Italie parce qu’à Rome l’unique concert sera gratuit et qu’il y aura «trop de monde». Petit détail de la sociologie musicale européenne des années 70 : l’Italie fut le premier pays à placer Genesis en tête des ventes, avec Nursery Crime, en février 1972. Evidemment, ça fait un bail.

Malgré le fond de scène en forme de capot de Rolls-Royce et les feux d’artifice du finale, ce n’est même pas l’énorme barnum qu’on imagine. La scène est étonnamment petite et le spectacle tient plutôt des retrouvailles attendries. Le son est bon si l’on reste bien en face, et Phil Collins (56 ans) fait un pitre acceptable pour son âge. C’est comme avec d’anciens copains, on est content de se revoir mais on n’a plus grand-chose à se dire et on se réfugie dans les banalités. Ce qui, dans le cas qui nous ­occupe, veut dire les grimaces à ­répétition de Phil Collins, les nappes de violon de Tony Banks (57 ans) et l’inexi­stence du bassiste Mike Rutherford (56 ans). Les exemples abondent : Follow You Follow Me (1978), (1983), Home By the SeaNo Son of Mine (1991). Le public reprend les refrains, et on s’ennuie ferme. En quantité, sur deux heures et demie de concert, les titres de la grande époque (jusqu’à Duke, en 1980) font jeu égal avec ceux de la dérive ultérieure. Mais dans toutes retrouvailles l’important se situe ailleurs, dans ce qui n’est pas dit, dans l’idée même de séparation qui plane sur les têtes dès la première note et prend, au mitan du concert, la forme d’images vieillies projetées sur écran géant, en compagnie de Peter Gabriel et Steve Hackett. «Nous sommes Genesis et nous sommes là pour vous divertir», a lancé Collins en arrivant sur scène. Magnifique dénégation : sous prétexte d’entertainment, c’est une bataille contre le temps qui se joue dans Genesis version 2007. Une bataille un peu pathétique mais également émouvante, ce qui, en finalement, en fait tout le prix.

Emiettement.
Car ce groupe porte, comme une croix, le deuil jamais fait de ses ruptures, d’abord avec le chanteur Peter Gabriel en 1975, puis avec le guitariste Steve Hackett en 1977 (à cet égard, le second rôle où sont maintenus sur scène leurs deux remplaçants, Chester Thompson à la batterie et Daryl Stuermer à la guitare, fait un peu mal au cœur : Thompson a beau jouer depuis trente ans avec Genesis, pas question d’en faire un membre à part entière).

L’émiettement étant le destin de Genesis, Collins déserte à son tour l’entreprise en 1996. Restés seuls, Banks et Rutherford tentent un ultime album, qui fait un flop, avant de choisir la mise en sommeil de la marque déposée. Mais pas le constat de décès, surtout pas ! Durer et endurer, ne jamais finir, voilà la devise d’un groupe qui ne s’appelle pas Genesis par hasard.

Blessé.
Un homme porte les stigmates de la hantise de l’ultime séparation : le clavier Tony Banks. Dans les années 70, il domine le groupe, lui donne son cachet sophistiqué. Plus tard, tandis que le tournant variété le relègue au rang de faire-valoir, il entame une carrière solo qui ne trouvera jamais son public. Le voici de retour à ses synthés, orgueilleux et blessé. Dimanche, à Bruxelles, il n’a pas décroché un sourire, l’air d’être toujours à deux doigts de se lever et de dire «ça suffit, j’arrête». Mais non, il reste, s’entête en papy du rock, comme il le promettait dans une interview télé de 1978 (qu’on trouvera sur le coffret Genesis 1976-1982 , ressorti par EMI). Au journaliste qui lui demande s’il s’imagine encore sur scène à 40 ans : «On n’a pas l’habitude, dans le rock, de voir des gens âgés . Mais je ne vois pas pourquoi cela ne ­changerait pas.» Bizarrement, ­cette obstination finit par payer, quoique de façon ­intermittente.

I Know What I Like
(1974), délicieuse ritournelle, n’a pas pris une ride. In the ­Cage et The Carpet Crawlers, tous deux extraits de The Lamb Lies Down on Broadway (1976), le meilleur album de Genesis, manifestent une liberté mélodique ­incomparable. Plus surprenants encore, Behind the Lines (1979) et Los Endos (1976), deux instrumentaux qui auraient pu mal vieillir, démontrent, au contraire, que la grande invention du groupe avait bien été le mariage de deux sonorités antagonistes : la batterie volubile de Collins et les synthétiseurs grandiloquents de Banks, qui y trouvent enfin une raison d’être - faire contre-chant, ­explorer, agrandir l’espace musical.

En novembre, en même temps que l’annonce de sa reconstitution, le trio a proposé à Gabriel et Hackett de revenir eux aussi au bercail. Les intéressés ont dit non, puis peut-être, et ont suggéré plus tard. Le petit jeu peut durer longtemps : encore une minute, monsieur le bourreau.

Par Eric Aeschimann/Libération samedi 30 juin 2007