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12 février 2007

Mélancolie musicale de l'Arménie

Le musicien arménien Gaguik Mouradian en concert au Théâtre des Abbesses (Paris-18e), le 10 février 2007.

Samedi 10 février, l'Arménie s'exprimait au Théâtre des Abbesses, à Paris. Après quelques pièces en solo interprétées par le joueur de kamantché (vielle à pique) Gaguik Mouradian, formidable ciseleur de cordes, la sonorité douce et plaintive du doudouk de Lévon Minassian, hautbois à neuf trous taillé dans l'abricotier, tisse le fil conducteur du répertoire.

Lévon Minassian a grandi à Marseille, mais il porte la terre de ses aïeux en lui et dans cet instrument dont il joue depuis l'âge de 16 ans. Lauréat du "Trophée des maîtres", réunion des grands interprètes, révélatrice de nouveaux talents du doudouk ayant lieu tous les dix ans à Gumri, deuxième ville de l'Arménie, il a enregistré deux albums (label Long Distance), en collaboration avec Peter Gabriel, Aznavour, Sting, I Muvrini, participé à plusieurs musiques de films avec le compositeur Armand Amar.

Autour de lui, deux autres joueurs dedoudouk, venus d'Arménie, Amen Ghazarian et Arthur Ghasabian, chargé de faire le bourdon (note tenue, le dam) sous la mélodie. A deux (dans la tradition, le soliste est accompagné du bourdon) ou à trois, les musiciens déroulent de lentes musiques tristes, poignantes et infiniment sensuelles.

Rejoints sur certaines pièces par deux talents sûrs du chant arménien, Roselyne Minassian et le puissant Hamlet Gevorgian, connu comme le plus renommé spécialiste du chant traditionnel à Erevan, les doudoukistes dictent la loi de la mélancolie austère et belle imprégnant la musique de l'Arménie, des mélodies qui semblent porter en elles la mémoire, l'histoire douloureuse du pays.

1 commentaire:

Pascale a dit…

Pourquoi j'ai manqué ça moi ??? :(